Protection de l’enfance : une nouvelle offre de formation pour renforcer les compétences des professionnel·le·s

Des repères solides pour comprendre les situations, ajuster sa posture professionnelle et renforcer son pouvoir d’agir auprès des enfants et de leurs familles.

Les professionnel·le·s de la protection de l’enfance sont aujourd’hui confronté·e·s à des situations d’une grande complexité.

Les connaissances évoluent, les pratiques se transforment, les attentes institutionnelles se renforcent et les réalités de terrain nécessitent des réponses toujours plus adaptées.

Dans ce contexte, la formation continue est bien plus qu’un temps d’acquisition de connaissances : elle permet de prendre du recul sur sa pratique, d’actualiser ses repères et de développer des réponses concrètes face aux défis rencontrés au quotidien.

C’est dans cette perspective que l’EPE Lorraine lance une nouvelle offre de formation dédiée à la protection de l’enfance.

Construite à partir des besoins exprimés par les professionnels, cette offre a une ambition claire : renforcer les compétences des acteurs de la protection de l’enfance afin de toujours mieux répondre à l’intérêt supérieur de l’enfant.

Une offre ancrée dans les réalités du terrain :

Cette offre est née d’un constat partagé avec les professionnels et les partenaires du territoire.

Une enquête menée par l’EPE Lorraine a permis d’identifier les besoins de formation prioritaires, les difficultés rencontrées dans les pratiques quotidiennes et les thématiques pour lesquelles les professionnels expriment un besoin de repères, d’actualisation des connaissances et d’outils opérationnels.

Notre ambition est de proposer des formations directement en prise avec les réalités du terrain, au plus près des préoccupations des professionnels.

Un parcours de formation structuré autour du parcours de l’enfant :

Plus qu’une juxtaposition de formations, cette nouvelle offre a été pensée comme un véritable parcours de développement des compétences. Chaque formation peut être suivie indépendamment, en fonction des besoins et des missions de chacun. Ensemble, elles composent un parcours cohérent qui accompagne les professionnels dans les différentes dimensions de leur intervention.

Cette proposition de formation s’articule autour de 4 grandes étapes du parcours de l’enfant.

Comprendre son histoire

Avant d’agir, il est essentiel de comprendre le développement de l’enfant, son histoire et les besoins qui fondent son accompagnement

Recueillir, accompagner, protéger

Accueillir la parole de l’enfant, adapter sa posture professionnelle et intervenir dans des situations complexes sont au cœur des missions de la protection de l’enfance

Agir avec son environnement

L’accompagnement de l’enfant ne peut se concevoir sans prendre en compte son entourage et les ressources mobilisables autour de lui

Soutenir les professionnels pour mieux accompagner les enfants

Parce que les situations rencontrées sont exigeantes, préserver les ressources des professionnels est une condition essentielle de la qualité de l’accompagnement.

Découvrez dès maintenant ces 8 premiers programmes et les modalités d’inscription sur notre site

Une offre qui s’inscrit dans une dynamique engagée en 2026 :

Cette nouvelle offre prolonge les actions menées par l’EPE Lorraine tout au long de l’année autour de la protection de l’enfance.

Après notre conférence consacrée au recueil de la parole de l’enfant, puis la journée organisée autour de la MEJ, ce lancement constitue une nouvelle étape de notre engagement auprès des professionnel·le∙s.

Une offre qui s’appuie sur des expertises complémentaires :

Les 8 formations présentées aujourd’hui constituent le socle de cette nouvelle offre dédiée à la protection de l’enfance.

Elles peuvent être complétées par plusieurs formations déjà proposées par l’EPE Lorraine, qui apportent un éclairage précieux sur des enjeux étroitement liés aux pratiques en protection de l’enfance :

Ces formations permettent aux professionnel·le·s d’approfondir certaines dimensions essentielles de leur pratique et de construire un parcours de formation adapté à leurs besoins.

Parce que les réalités de la protection de l’enfance évoluent, cette offre a également vocation à s’enrichir progressivement de nouvelles thématiques, toujours en lien avec les besoins exprimés par les professionnels et les évolutions des pratiques.

Une offre qui s’adapte à vos besoins :

Cette nouvelle offre marque une étape importante dans le développement de l’offre de formation de l’EPE Lorraine, mais elle a vocation à évoluer.

Au fil des besoins exprimés par les professionnel·le·s et des évolutions des pratiques en protection de l’enfance, de nouvelles thématiques viendront progressivement l’enrichir afin d’apporter des réponses toujours plus adaptées aux réalités du terrain.

Elle s’inscrit également dans un catalogue de formation plus large, destiné aux professionnel·le·s des secteurs social, médico-social, éducatif et de la petite enfance. Au-delà des formations spécifiquement consacrées à la protection de l’enfance, notre catalogue propose de nombreuses thématiques permettant de développer ou d’approfondir des compétences en lien avec les pratiques professionnelles : systémie, compétences psychosociales, développement de l’enfant, communication, management… autant de ressources mobilisables en fonction des missions, des projets et des besoins de chacun.

Découvrez l’ensemble de notre catalogue de formation et trouvez les formations adaptées à vos besoins.

Parce que chaque structure est unique, l’EPE Lorraine conçoit également des formations sur mesure (INTRA), élaborées à partir de vos besoins et de vos objectifs. Ces interventions peuvent être complétées par des groupes d’Analyse des Pratiques Professionnelles, de supervision, de co-développement ou d’autres modalités d’accompagnement des équipes, afin de construire une réponse globale et adaptée à votre contexte.

Vous souhaitez construire un parcours de formation ou un accompagnement adapté à votre établissement ? Contactez notre équipe : nous construirons avec vous une réponse personnalisée.

Dans le cadre de la publication du dernier rapport d’activité de la Maison des parents de Metz, Sarah Hatuna, psychologue et responsable du pôle de soutien à la parentalité et à la famille au sein de l’EPE Lorraine, a partagé sa réflexion sur l’importance et la nécessité de la rencontre ainsi que de l’échange entre parents.

Accompagner les parents au plus près de leurs réalités

Dans notre société actuelle, nous faisons le constat de discours et de théories de plus en plus normatifs autour de la parentalité. Souvent issus de modèles occidentaux, psychologisants ou scientifiques, ces approches sont parfois présentées comme des vérités universelles. Elles sont relayées par des programmes, des ouvrages, les médias et, plus encore aujourd’hui, par les réseaux sociaux.

Ces idéaux de la « bonne parentalité » viennent pourtant se confronter aux réalités économiques, sociales et psychologiques vécues par les familles dans toute leur complexité et leur singularité. Entre les recommandations théoriques et les possibilités concrètes d’application, l’écart peut être important.

Ce décalage n’est pas sans conséquence. Il peut générer chez les parents de la culpabilité, de la frustration, un sentiment d’échec ou encore l’impression de ne jamais être « à la hauteur ». Dans ce contexte, il apparaît essentiel de changer de regard sur l’accompagnement à la parentalité.

Sarah Hatuna

Psychologue et responsable du pôle de soutien à la parentalité et à la famille à l’EPE Lorraine

Cela suppose de passer d’un modèle prescriptif à une approche davantage située et contextualisée. Autrement dit, considérer les parents non comme des « élèves de la parentalité », mais comme de véritables partenaires. Cela implique également d’adapter les discours professionnels aux réalités des familles, de valoriser les petits pas, de proposer des outils simples et accessibles, et d’adopter une posture réflexive dans les pratiques d’accompagnement.

Il s’agit aussi de sortir d’une logique de perfection pour reconnaître l’importance d’une parentalité « suffisamment bonne », attentive aux besoins des enfants tout en tenant compte des ressources, des contraintes et des parcours de chacun.

En matière de soutien à la parentalité, nous rappelons que l’expérience de la rencontre reste essentielle. La rencontre permet en effet de transformer nos représentations de nous-mêmes et des autres. Elle soutient la créativité, favorise l’émergence des singularités et participe pleinement à notre humanisation.

Au sein de la Maison des parents de Metz, les savoirs expérientiels occupent une place centrale. Ils se construisent dans une dynamique horizontale, fondée sur la reconnaissance mutuelle entre parents. Souvent peu formalisés, ces savoirs n’en sont pas moins précieux : ils sont incarnés, contextualisés et directement issus de l’expérience vécue.

C’est dans cette perspective que s’inscrit la paire-aidance. Cette démarche d’entraide et de soutien repose sur le partage d’une expérience commune, ici celle de la parentalité. Un parent peut ainsi mobiliser son vécu, ses épreuves et ses apprentissages pour écouter, soutenir et accompagner d’autres parents confrontés à des situations similaires.

Les savoirs qui circulent entre parents dans nos espaces d’intervention sont pluriels, situés et complémentaires des approches institutionnelles ou professionnelles. Leur reconnaissance invite à développer des pratiques fondées sur l’horizontalité, la co-construction et la prise en compte des diversités parentales.

Reconnaître ces expériences, c’est aussi reconnaître la capacité des parents à être acteurs de leurs propres ressources et du soutien qu’ils peuvent apporter aux autres.

Et si les projets menés ailleurs pouvaient nourrir vos propres réflexions ?

C’est l’objectif de cette rubrique : vous partager des expériences concrètes vécues par les établissements et équipes que nous accompagnons.

Prendre soin de la santé mentale pour mieux accompagner : quand des établissements choisissent la formation Premiers Secours en Santé Mentale pour toute leur équipe

Parce que les situations de souffrance psychique font désormais partie du quotidien de nombreu·x·ses professionnel·le·s, plusieurs établissements et services ont fait le choix de former leurs équipes aux Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM).

L’objectif n’est pas de transformer les professionnel·le·s en soignant·e·s ou en spécialistes de la santé mentale.

Comme pour les premiers secours physiques, il s’agit avant tout de permettre à chacun de mieux repérer les signes d’alerte, d’adopter une posture adaptée et de savoir comment réagir face à une personne en difficulté, dans l’attente d’un relais ou d’un accompagnement spécialisé.

Pourquoi cette démarche ?

La santé mentale occupe aujourd’hui une place croissante dans les réalités professionnelles du secteur social, médico-social, éducatif ou encore de la petite enfance.

Les équipes sont de plus en plus confrontées à des situations de souffrance psychique, à des parcours de vie complexes, à des ruptures, à des situations de crise ou encore à l’intensité émotionnelle des accompagnements.

Cet enjeu concerne à la fois les personnes accompagnées et les professionnel·le·s qui interviennent à leurs côtés. En France, les troubles psychiques représentent un enjeu majeur de santé publique : selon les données de Santé publique France, 6,3 % des adultes présentent un trouble anxieux généralisé sur une année, tandis que les troubles dépressifs concernent 15,6 % des adultes. Les troubles anxieux figurent ainsi parmi les problématiques de santé mentale les plus fréquentes.

Du côté des professionnel·le·s, le baromètre Santé mentale et QVCT 2026 Qualisocial-Ipsos, avec un focus spécifique sur le secteur médico-social, met en évidence une fragilité importante :

Dans ce contexte, de nombreuses structures s’interrogent : comment permettre aux équipes d’être plus à l’aise face à ces situations du quotidien ? Comment éviter que certain·e·s professionnel·le·s se sentent seuls ou démunis face à une personne en détresse ?

Les PSSM : des repères concrets pour le quotidien professionnel

La formation Premiers Secours en Santé Mentale apporte des outils directement mobilisables dans les pratiques professionnelles quotidiennes.

Elles permettent notamment de :

Ces repères peuvent être utiles dans de nombreuses situations : lors d’un accompagnement social, dans la relation avec une famille, face à un usager en difficulté… mais aussi au sein même des équipes, lorsqu’un collègue traverse une période de fragilité.

Former toute une équipe : une dynamique collective

Plusieurs établissements ont fait le choix de proposer cette formation à l’échelle d’un service ou d’une équipe entière.

Cette démarche permet de construire une culture commune autour de la santé mentale et d’éviter que seuls quelques professionnel·le·s portent ces questions.

Quand toute une équipe est formée :

Au-delà des compétences individuelles, cette approche collective renforce la cohérence des pratiques et sécurise les accompagnements.

Une question qui dépasse la formation

Au fil des accompagnements, une idée revient souvent : parler de santé mentale ne relève pas uniquement du soin.

C’est aussi une question de prévention, de lien social, d’inclusion et de qualité de l’accompagnement.

Former les équipes, c’est leur permettre de se sentir plus à l’aise face à des situations parfois déstabilisantes, mais aussi ouvrir des espaces de réflexion sur les besoins des publics accompagnés.

Un rendez-vous à venir : les Semaines d’information sur la santé mentale

Chaque année, les Semaines d’information sur la santé mentale (SISM) constituent un temps fort national pour sensibiliser, informer et ouvrir le dialogue autour de ces questions.

Cette année, elles se dérouleront du 5 au 18 octobre.

Pour les établissements et services, cette période peut être l’occasion de :

Les formations PSSM peuvent ainsi constituer une étape parmi d’autres dans une dynamique plus globale de promotion de la santé mentale.

Et dans votre structure ?

Certaines équipes choisissent d’ouvrir le sujet à travers des temps de sensibilisation. D’autres engagent une formation collective pour construire des repères communs et renforcer leurs capacités d’action au quotidien.

Et vous, où en est votre réflexion ?

Cette formation est proposée en intra et s’adapte à votre contexte, à vos besoins et à votre territoire.

Vous souhaitez échanger autour de vos besoins, réfléchir à une formation adaptée à votre équipe ou simplement poser vos questions ?

Nous sommes à votre écoute pour en discuter :

contact@epe-lorraine.fr

03 87 69 04 87

Le 27 mai dernier, près de 400 personnes se sont réunies dans les rues de Metz à l’occasion de la première Marche pour l’Enfance et la Jeunesse (MEJ) organisée en Moselle par l’Ecole des Parents et des Educateurs de Lorraine.

Parents, enfants, jeunes, professionnel·le·s, partenaires et citoyen·e·s engagé·e·s ont porté ensemble un message fort : rappeler l’importance des droits de l’enfant et de l’accompagnement des jeunes sur notre territoire.

Une mobilisation collective pour les droits de l’enfant

Portée collectivement par de nombreux acteurs engagés sur le territoire, cette première édition mosellane avait pour objectif de mettre en lumière les droits de l’enfant et de rappeler l’importance de construire une société attentive aux besoins et à la parole des plus jeunes.

Dans une ambiance conviviale et festive, le cortège a parcouru les rues de Metz pour porter un message fort en faveur des droits de l’enfant et des jeunes.

Des prises de parole fortes

Au cœur de cette mobilisation, jeunes et institutionnels ont fait entendre leur voix, témoignant de leur engagement et de leur volonté d’agir.

Cette mobilisation a été marquée par la présence d’Éric Delemar, Défenseur des enfants, Isabelle Lux, adjointe au maire de la Ville de Metz, déléguée à l’enfance, la famille, la parentalité et la santé mentale des enfants et Béatrice Clément, Vice-présidente de l’EPE Lorraine, qui ont partagé leur analyse et réaffirmé leur engagement en faveur des droits et du bien-être des enfants.

Elle a également été ponctuée par une prise de parole des jeunes, qui ont abordé différents enjeux à travers leurs témoignages et réflexions :

Défendre le droit d’être un enfant

Emie et Julia ont évoqué l’accélération des parcours de vie des jeunes et les pressions auxquelles ils sont confrontés dès le plus jeune âge.

À travers une réflexion sur les attentes scolaires, l’influence des réseaux sociaux, l’hypersexualisation ou encore la parentification, cette prise de parole a rappelé l’importance de préserver le temps de l’enfance :

« Grandir n’est pas une performance. C’est une éclosion. Et une fleur que l’on force à s’ouvrir n’éclot pas. Elle se brise. »

En s’appuyant notamment sur la citation de Jean-Jacques Rousseau, « Laissez mûrir l’enfance chez les enfants », l’intervention a souligné que défendre les droits de l’enfant, c’est aussi défendre son droit à grandir à son rythme, à expérimenter, à se construire et à être protégé des pressions excessives.

Mieux accompagner les enfants placés

Kylian, lycéen, a pris la parole pour mettre en lumière la réalité des enfants confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).

En rappelant les difficultés que peuvent rencontrer ces jeunes — ruptures de parcours, changements de lieux de vie, séparation familiale ou sentiment d’isolement — l’adolescent a insisté sur la nécessité d’un accompagnement stable et bienveillant.

« Un enfant placé reste avant tout un enfant. Et aucun enfant ne devrait grandir en ayant l’impression d’être seul. »

Cette intervention a rappelé que la protection de l’enfance ne se limite pas à mettre un enfant à l’abri, mais implique également de lui offrir écoute, confiance, stabilité et perspectives d’avenir.

L’engagement des jeunes avec l’UNICEF

Jacques, Jeune Ambassadeur UNICEF Lorraine et chargé de communication du comité territorial de Lorraine, a également partagé son parcours d’engagement.

Au cours de son intervention, le jeune homme a présenté les actions menées par l’UNICEF pour sensibiliser aux droits de l’enfant, soutenir les programmes de solidarité et encourager la participation des jeunes à la vie citoyenne.

À travers son témoignage, il a souligné l’importance de l’engagement des jeunes dans la sensibilisation de leurs pairs et dans la défense des droits de l’enfant.

Déambulation citoyenne pour les droits des jeunes

Après les différentes interventions, les participants ont défilé dans les rues du centre-ville de Metz avant de rejoindre le Village des droits.

Le Village des droits : un espace de découverte et de sensibilisation

Cette journée a également permis au public de découvrir le Village des droits, un espace d’animations, d’échanges et de sensibilisation proposé par les différents partenaires mobilisés. À travers des ateliers ludiques, pédagogiques et participatifs, petits et grands ont pu approfondir leur connaissance des droits de l’enfant et des ressources existantes sur le territoire.

Revivez l’événement

Vous n’avez pas pu participer à la Marche pour l’enfance et la jeunesse ? Revoyez les moments forts de cette mobilisation !

Une initiative relayée par la presse locale

Merci à Cécile Carton et au Républicain Lorrain pour l’article consacré à cette mobilisation, ainsi que pour la mise en lumière des enjeux liés aux droits de l’enfant et de la jeunesse sur notre territoire.

Merci à tous nos partenaires

Fière du succès rencontré par cette manifestation pacifique et festive malgré des températures élevées, l’EPE Lorraine remercie chaleureusement toutes les personnes qui ont pris part au cortège et participé à cette première édition de la MEJ en Moselle pour porter la voix des jeunes et défendre leurs droits.

Merci à l’ensemble des participants, partenaires, bénévoles, institutions et structures mobilisés pour leur engagement en faveur de l’enfance et de la jeunesse.

Merci à nos partenaires présents ce jour-là : COFRADE, UNICEF, Université de Lorraine (CAPACITI), APSIS EMERGENCE, UDAF MOSELLE, PEP Lor’Est, ASSOCIATION CARREFOUR, E2C Metz, CLLAJ du Pays Messin, Défenseur des droits, le CAP, la Maison des bébés, Club Kiwanis, Communauté 360 de Moselle, les Francas, la Ligue des droits de l’Homme, Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), le Secours populaire, la Maison des adolescents, les Restos du cœur

Merci également au Préfet de la Moselle, au Département de la Moselle, à la Ville de Metz, ainsi qu’au CDAD de la Moselle pour leur soutien dans ce projet.

Un grand merci à Éric Delemar pour sa présence au cours de cette journée, ainsi que pour son engagement à nos côtés tout au long de son mandat de Défenseur des enfants.

Cette première édition a démontré l’importance de créer des espaces de mobilisation et d’expression autour des droits de l’enfant et de la jeunesse. Ensemble, continuons à faire vivre ces droits et à porter la voix des enfants et des jeunes sur notre territoire.

Prise de parole : Défendre le droit d’être un enfant – Emie, Julia

« À quel moment cesse-t-on d’être un enfant ?

Grandir trop vite, ce n’est pas seulement faire face à des responsabilités précoces, c’est surtout ne pas avoir le temps de se construire. Notre enfance devient un passage accéléré, où l’on attend de nous des certitudes là où il devrait y avoir des essais, des erreurs, et du temps. Du temps pour douter, pour explorer, pour devenir.

Elisabeth Borne, ancienne ministre de l’Éducation nationale, parlait de choix à « préparer très jeunes, presque depuis la maternelle. » Comme si l’enfance devait déjà se plier aux exigences du monde du travail. Comme si prendre le temps était une perte de temps.

Puis nous arrivons au lycée. À 15 ans, on nous demande de faire des choix qui conditionnent notre avenir.

Lorsque lycée rime avec performance, Parcoursup rime avec excellence. Sur cette plateforme, chaque note, chaque activité, chaque mot du dossier semble devoir prouver une valeur déjà figée. Selon l’OMS, plus d’un jeune sur deux vit avec cette peur de ne pas être assez bon. Alors nous apprenons à optimiser, à construire une image de nous-mêmes avant même de savoir qui nous sommes vraiment. A force de vouloir faire de nous des adultes précoces, on nous vole quelque chose de fondamental : notre droit à l’enfance.

Il nous faut maintenant franchir une autre porte : celle de l’intime.

Regardons d’abord en face ce miroir déformant que sont devenus les algorithmes.

Aujourd’hui, 38 % des jeunes se déclarent dépendants de leur téléphone.

L’algorithme ne montre pas seulement des vidéos.

Il insiste.

Il répète.

Il enferme.

Considérons ensuite une autre dérive : l’hypersexualisation

Aujourd’hui, l’intime est exposé de plus en plus tôt et de façon de plus en plus malsaine. Les chiffres sont sans appel : les échanges de contenus suggestifs, renommés “nudes” ont augmenté de 29 % depuis 2019.

On projette sur des enfants des codes d’adultes.

Le jeu devient séduction.

L’insouciance devient une stratégie.

Enfin, regardons un phénomène plus silencieux, ancré chez de nombreuses familles.

Nous valorisons l’enfant autonome, responsable, “mature”. Mais derrière cette image rassurante, les psychologues alertent sur un phénomène : la parentification.

On le félicite d’être mature ?

Il apprend à taire ses besoins.

On le trouve raisonnable ?

Il s’oublie lui-même.

Cette maturité n’est pas une force.

C’est un poids.

À force de vouloir bien faire, ces jeunes n’osent plus essayer.

Mesdames et Messieurs,

Grandir n’est pas une performance.

C’est une éclosion.

Et une fleur que l’on force à s’ouvrir…

n’éclot pas.

Elle se brise.

Déjà, au 18e siècle, Jean-Jacques Rousseau nous mettait en garde :

 « Laissez mûrir l’enfance chez les enfants. »

Ces mots résonnent aujourd’hui avec une force saisissante. Protéger l’enfance, ce n’est pas enfermer, ni refuser la modernité.

Aujourd’hui, je vous le dis : défendre les droits de l’homme, c’est aussi défendre le droit d’être un enfant.

C’est refuser un système qui accélère le temps au détriment de l’humain.

C’est redonner aux jeunes la possibilité de se construire librement.

Car un enfant ne devrait jamais avoir à se presser de devenir quelqu’un.

Il est déjà quelqu’un. »

Prise de parole : Mieux accompagner les enfants placés – Kylian

« Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je voudrais parler d’enfants dont on parle trop peu : les enfants placés à l’Aide Sociale à l’Enfance, l’ASE.

Quand un enfant est placé, ce n’est pas un choix. Souvent, c’est parce qu’il a vécu des violences, des abandons, des négligences ou des situations familiales très difficiles. Derrière chaque dossier, il y a surtout un enfant qui essaye juste de grandir comme les autres.

Mais être placé, ce n’est pas seulement changer de maison. C’est parfois changer d’école, perdre ses repères, être séparé de ses frères et sœurs, devoir recommencer sa vie encore et encore. Beaucoup de jeunes de l’ASE grandissent avec un manque de stabilité, un manque d’écoute, et parfois le sentiment d’être oubliés.

Pourtant, ces enfants ont les mêmes droits que tous les autres : le droit d’être protégés, écoutés, accompagnés et respectés. Ils ne demandent pas des privilèges. Ils demandent simplement une enfance normale, une chance de construire leur avenir.

On parle souvent de protection de l’enfance, mais protéger un enfant, ce n’est pas seulement le mettre à l’abri. C’est aussi lui donner de l’attention, de la confiance, un soutien psychologique, une stabilité, et quelqu’un qui croit en lui.

Aujourd’hui, lors de cette Marche pour l’Enfance et la Jeunesse organisée à EPE Lorraine et à Metz, je voulais rappeler une chose simple : un enfant placé reste avant tout un enfant. Et aucun enfant ne devrait grandir en ayant l’impression d’être seul.

Merci. »

Prise de parole : L’engagement des jeunes avec l’UNICEF – Jacques

« Bonjour à toutes et à tous,

Je suis très heureux d’être présent parmi vous aujourd’hui. Je m’appelle Jacques Nama, Jeune Ambassadeur UNICEF Lorraine et chargé de communication de mon comité territorial.

Depuis 2021, je suis engagé auprès de l’UNICEF, d’abord à travers des programmes jeunesse tels que Jeunes Reporters en Côte d’Ivoire, une initiative qui donne la parole aux adolescents et aux jeunes à travers des émissions de radio diffusées sur les radios de proximité afin de sensibiliser aux questions liées à l’éducation, à la santé, à l’environnement, à la nutrition et aux droits des enfants.

Depuis l’année dernière, j’ai rejoint UNICEF Lorraine, où nous menons des actions de sensibilisation aux droits de l’enfant, de collecte de fonds ainsi que des actions de plaidoyer.

Concernant l’engagement des jeunes, nous avons également lancé le « Podcast des Champions », une capsule médiatique qui met en lumière des adolescents et jeunes engagés afin qu’ils puissent partager leurs expériences et inspirer d’autres jeunes à s’engager à leur tour.

Nous serons ravis de vous accueillir sur notre stand pour échanger avec vous.

Je vous remercie. »

L’EPE Lorraine vous invite à participer à la Marche pour l’enfance et la jeunesse (MEJ) le 27 mai 2026 après-midi, sur la Place de la République, à Metz.

La Marche pour l’enfance et la jeunesse : une manifestation en faveur des droits de l’enfant

Initiée par le Comité français des associations pour les droits de l’enfant (COFRADE), la Marche pour l’Enfance et la Jeunesse vise à promouvoir la place des enfants et des jeunes dans notre société et à défendre leurs droits.

Intersectionnelle et inclusive, cette manifestation est ouverte à toutes et tous :

Un événement national décliné en Moselle

Après une première édition organisée en 2024 à Paris, la mobilisation s’est étendue à l’ensemble du territoire. En Moselle, cette initiative est portée par l’EPE Lorraine, à travers la MDEJ, et ses partenaires.

Pourquoi participer ?

La Marche pour l’Enfance et la Jeunesse poursuit plusieurs objectifs essentiels :

Organisation de la journée

🏘️ Village des droits ouvert de 13h30 à 17h

👥 Rassemblement : à partir de 14h

🎤 Des prises de parole viendront ponctuer ces temps forts :

Un événement en deux temps

Une déambulation citoyenne à Metz

Dans un premier temps, l’événement prendra la forme d’un cortège pacifique et festif dans les rues de Metz pour porter la voix des jeunes.

Le public pourra défiler avec des pancartes ou supports exprimant des messages en faveur des droits de l’enfant.

Le départ est prévu au village des droits, place de la République, point de rassemblement des participants.

👉 À noter : La manifestation s’inscrit dans le cadre des principes portés par la Convention internationale des droits de l’enfant, sans affiliation partisane ni expression confessionnelle.

Le village des droits

Porté par la MDEJ et ses partenaires, le village des droits de l’enfant et des jeunes réunira une vingtaine d’acteurs du territoire afin de sensibiliser le public aux droits de l’enfant de manière interactive.

Au programme :

Installé place de la République, le village sera accessible avant et après la marche.

Une mobilisation collective forte en faveur des droits de l’enfant

La MEJ repose sur une dynamique partenariale forte. Parmi les acteurs présents ce jour, nous comptons :

Les Francas ● L’UNICEF ● La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) ● L’École des parents et des éducateurs de Lorraine (EPE) ● Maison des Droits de l’enfant et des jeunes (MDEJ) ● Le Défenseur des droits ● Le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) ● Le Cap – Ville de Metz ● Le Secours populaire français (SPF) ● Les Restos du cœur ● La Maison des bébés de Metz ● Couleurs gaies ● Le comité local autonome pour le logement des jeunes (CLLAJ) du pays messin ● CAPACITI Hénallux ● Club Kiwanis ● Apsis Emergence ● Association Carrefour ● PEP LOR’EST

Avec le soutien : Préfet de la Moselle ● Département de la Moselle ● Ville de Metz ● Conseil Départemental d’Accès au Droit (CDAD).

Ensemble, ils œuvrent à faire de cette manifestation un moment accessible à toutes et tous, porteur de valeurs de respect, d’inclusion et de citoyenneté.

Rendez-vous le 27 mai, nous comptons sur votre mobilisation !

Afin d’assurer le bon déroulement de la marche, l’inscription est recommandée. Nous vous remercions par avance pour votre participation.  

Nous comptons sur vous pour relayer l’information autour de vous et sur les réseaux sociaux.

Informations pratiques :

📅 Date : mercredi 27 mai 2026

🏘️ Village des droits ouvert de 13h30 à 17h

👥 Rassemblement : à partir de 14h

📍 Lieu : centre-ville de Metz (place de la République)

👥 Public : ouvert à toutes et tous

Pour plus d’information, n’hésitez pas à nous contacter :

📞 : 07.56.36.89.99

📧 : mdej@epe-lorraine.fr

N’hésitez pas à nous suivre sur les réseaux sociaux et à consulter cette page régulièrement pour ne rien manquer !

Et si les projets menés ailleurs pouvaient nourrir vos propres réflexions ?

C’est l’objectif de cette rubrique : vous partager des expériences concrètes vécues par les établissements et équipes que nous accompagnons.

Protéger les tout-petits : quand les équipes des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) en Moselle se mobilisent face aux violences sexuelles

Dans plusieurs EAJE, une même préoccupation a émergé ces derniers mois : comment mieux protéger les tout-petits face aux violences sexuelles ?

Soutenues par les recommandations de la PMI, dans un contexte marqué par l’évolution du cadre législatif (loi NORMA) et les travaux de la CIIVISE, ces équipes ont ressenti le besoin de renforcer leurs repères. Face à des situations parfois floues, à des doutes difficiles à partager ou à des signaux difficiles à interpréter, une question revenait : comment agir de manière juste, sans rester seul ?

Pourquoi cette formation ?

Les professionnel·le·s de la petite enfance sont en première ligne auprès d’un public particulièrement vulnérable. Pourtant, aborder la question des violences sexuelles chez les tout-petits reste complexe.

Comment distinguer un comportement lié au développement de l’enfant d’un signal préoccupant ?

Comment parler d’intimité et de consentement avec de jeunes enfants ?

Comment réagir face à un doute, sans surinterpréter… mais sans passer à côté ?

Autant de questions qui traversent les équipes, souvent sans espaces suffisants pour les travailler collectivement.

Une formation pour comprendre, repérer et agir

Pour répondre à ces besoins, nous avons construit une formation sur mesure, d’une journée, pour les professionnel·le·s de la petite enfance.

L’objectif : apporter des repères à la fois cliniques et pratiques, pour mieux comprendre les situations rencontrées et sécuriser les prises de décision.

Cette formation s’appuie sur les réalités du terrain et favorise les échanges entre professionnels, afin de renforcer une vigilance partagée et une action coordonnée autour de l’enfant.

Ce que les équipes ont travaillé

Au fil de la journée, les professionnel·le·s ont pu :

Ce que cela change pour les équipes

À l’issue de la formation, les professionnel·le·s repartent avec des repères concrets et partagés.

Autant d’éléments qui contribuent à sécuriser les pratiques… et à mieux protéger les enfants.

Et dans votre structure ?

Ces questionnements résonnent-ils dans votre équipe ?

Vous souhaitez renforcer vos repères pour mieux comprendre, repérer et agir face aux violences sexuelles chez les tout-petits ?

Cette formation est proposée en intra et s’adapte à votre contexte, à vos besoins et à votre territoire.

Vous souhaitez échanger autour de vos besoins, réfléchir à une formation adaptée à votre équipe ou simplement poser vos questions ?

Nous sommes à votre écoute pour en discuter :

contact@epe-lorraine.fr

03 87 69 04 87

Envie de rejoindre une équipe engagée et de contribuer à un projet d’utilité sociale ?

L’École des Parents et des Éducateurs (EPE) de Lorraine accompagne les parents, les jeunes et les familles face aux évolutions de la vie familiale, en soutenant les ressources individuelles et les dynamiques relationnelles.

Dans le cadre du développement de ses activités, l’EPE recrute un·e psychologue pour renforcer l’équipe pluridisciplinaire de ses services de soutien à la parentalité et de prévention auprès des jeunes.

Vous intervenez dans le cadre des dispositifs portés par l’association (Maison des parents, Point Accueil Ecoute Jeunes, EVARS, etc.) ;

Vous êtes notamment amené·e à :

Vous participez également à la dynamique du pôle, à la promotion des actions et, plus largement, au développement des projets de l’association.

Rejoindre l’EPE Lorraine, c’est intégrer une association reconnue d’utilité sociale, engagée depuis de nombreuses années dans l’accompagnement des familles, des jeunes et des professionnels.

Acteur de référence sur le territoire lorrain, l’EPE déploie ses actions au croisement des enjeux éducatifs et psycho-sociaux, avec une approche globale centrée sur les ressources des personnes et la qualité du lien.

Au quotidien, les équipes interviennent dans des contextes variés (entretiens cliniques, actions collectives, projets partenariaux), au sein d’un environnement riche, structuré et en constante évolution.

Travailler à l’EPE, c’est :

L’association porte des valeurs d’humanisme, de solidarité et de citoyenneté, qui structurent l’ensemble de ses actions et de ses pratiques.

Merci d’adresser votre CV et lettre de motivation à Jérémy GALL – Directeur de l’EPE de Lorraine
direction@epe-lorraine.fr

Les candidatures sont examinées au fil de l’eau. Les entretiens seront organisés progressivement jusqu’à pourvoi du poste.

Le 2 avril 2026, une convention portant sur la création du Bureau d’aide aux victimes mineures (BAV-M) a été signée au tribunal judiciaire de Metz. Ce dispositif vise à améliorer la prise en charge des mineur·e·s victimes d’infractions pénales, en structurant une réponse coordonnée entre acteurs judiciaires, services d’enquête et partenaires associatifs.

Un lieu d’écoute, d’information et d’accompagnement dédié aux mineurs

Le Bureau d’aide aux victimes mineures a été conçu comme un lieu d’écoute, d’information et d’accompagnement destiné aux enfants et adolescent·e·s victimes d’infractions pénales — notamment violences sexuelles, violences intrafamiliales, harcèlement ou violences en milieu scolaire — ainsi qu’à leurs familles.

Il a vocation à intervenir dès les premières difficultés rencontrées, avant même un dépôt de plainte, et tout au long de la procédure pénale. Il apporte un soutien concret dans les démarches et contribue à sécuriser le parcours des victimes.

L’accompagnement est gratuit et assuré par des professionnel·e·s formé·e·s (juristes, psychologues), au sein d’associations d’aide aux victimes agréées par le ministère de la Justice.

Un accompagnement structuré et coordonné

Mis en place dans le cadre d’un partenariat piloté par l’autorité judiciaire, le BAV-M est porté et animé par le CIDFF de Metz-Thionville.

Il vise à améliorer la prise en charge des mineur·e·s victimes au plus près de la révélation des faits, en facilitant :

  • l’accès au droit,
  • l’accompagnement dans la procédure pénale,
  • et une prise en charge globale, adaptée aux besoins spécifiques liés à la minorité.

Le dispositif concerne notamment les situations de violences intrafamiliales, d’infractions sexuelles, de harcèlement (y compris numérique) ou encore de violences en milieu scolaire ou sportif.

Il constitue un point d’entrée identifié pour les mineur·e·s victimes et leurs familles, avec un objectif de réactivité et de continuité dans l’accompagnement.

Une organisation partenariale au service des parcours

Le BAV-M repose sur une coopération étroite entre l’institution judiciaire, les services de police et de gendarmerie, la protection judiciaire de la jeunesse, l’éducation nationale, ainsi que de nombreux acteurs associatifs et médico-sociaux.

Ce fonctionnement permet :

  • une orientation rapide des situations,
  • une mobilisation coordonnée des partenaires,
  • et une réponse adaptée aux besoins spécifiques de chaque mineur.

Il contribue ainsi à éviter les ruptures de parcours et à renforcer la lisibilité des dispositifs pour les familles.

La MDEJ : un lieu ressource pour les droits de l’enfant

Signataire de la convention, l’EPE Lorraine joue un rôle structurant dans ce dispositif à travers la Maison des droits de l’enfant et des jeunes (MDEJ), qu’elle porte.

Une permanence du Bureau d’aide aux victimes mineures est assurée au sein de la MDEJ, chaque mercredi matin de 9h à 12h.

Ce choix d’implantation s’inscrit dans une logique de proximité et de cohérence des parcours : il permet de regrouper, au sein d’un même lieu, plusieurs services complémentaires dédiés à l’accompagnement des enfants, des adolescents et de leurs familles autour des questions de droits.

La MDEJ constitue ainsi un espace identifié sur le territoire, facilitant l’accès aux dispositifs et favorisant une approche globale des situations.

L’EPE de Lorraine, un acteur engagé au plus près des familles

À travers la MDEJ et ses autres dispositifs, notamment le Point Accueil Écoute Jeunes, l’EPE contribue à une prise en charge globale, attentive aux dimensions juridiques, psychologiques, éducatives et sociales des situations.

Son inscription dans le BAV-M illustre sa capacité à articuler accompagnement des jeunes et des familles et participation à des dynamiques partenariales au service des politiques publiques.

Une avancée pour le territoire

La création du Bureau d’aide aux victimes mineures de Metz constitue une avancée importante pour le territoire, en renforçant la coordination des acteurs et l’accessibilité des dispositifs.

Elle participe à une meilleure prise en compte des droits de l’enfant et à un accompagnement plus lisible, plus précoce et plus adapté des mineur·e·s victimes et de leurs familles.

Informations pratiques

Bureau d’aide aux victimes mineures (BAV-M)
📞 Téléphone : 03 87 76 03 48

Permanence
📍 Maison des droits de l’enfant et des jeunes (MDEJ)
🗓️ Tous les mercredis de 9h à 12h

Maison des droits de l’enfant et des jeunes (MDEJ)
📍 1 rue du Coëtlosquet, 57000 Metz
📞 07 56 36 89 99
✉️ mdej@epe-lorraine.fr

Le 19 mars 2026, la MDEJ, portée par l’EPE Lorraine, organisera un colloque sur le recueil de la parole de l’enfant à Metz.

La parole de l’enfant a été longtemps absente et négligée. Reconnu comme un droit fondamental par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, ce droit à la parole et à la participation garantit à chaque enfant la possibilité d’exprimer ses opinions et d’être entendu dans toutes décisions qui les concernent.

Toutefois la reconnaissance formelle de ce droit ne garantit pas une prise en compte effective et respectueuse de la parole de l’enfant. La complexité du langage enfantin, les différences de maturité ainsi que les biais cognitifs et émotionnels des adultes peuvent entraver la compréhension réelle de ce qu’enfant souhaite communiquer.

Dans ce contexte, il est essentiel d’interroger les pratiques d’écoute et de recueil de la parole de l’enfant afin d’en assurer la rigueur, l’objectivité et le respect.

Sous le haut patronage et en présence de Claire Hédon, Défenseure des droits, ce colloque vise à sensibiliser le grand public, les professionnels et les familles, à l’importance de la prise en compte de la parole de l’enfant et à la manière dont elle peut être recueillie et interprétée dans différents contextes (familial, éducatif, judiciaire, …).

Il propose également une réflexion approfondie sur la posture adulte nécessaire à accueillir cette parole en s’appuyant sur des approches interdisciplinaires et des outils méthodologiques éprouvés.

Pour les personnes qui ne pourront pas être présentes, le colloque fera l’objet d’une captation vidéo qui sera partagée sur le site de l’EPE Lorraine et relayée sur les réseaux sociaux.

Programme

Tout au long de la journée, ce colloque proposera des interventions croisées et pluridisciplinaires de chercheurs, de professionnels et d’acteurs institutionnels afin d’interroger la place accordée à la parole de l’enfant.

Conférences, tables rondes, échanges avec le public, témoignages, analyses de terrain et retours d’expérience rythmeront ces rencontres sur la parole de l’enfant et permettront d’éclairer les enjeux actuels de son recueil et de sa prise en compte.

Découvrez le programme et les différentes intervenants de la journée !

Informations pratiques :

📆 19 mars 2026, de 9h à 17h

📍 Le Royal, 2 Rue Gambetta, 57000 Metz

🎫 Accès libre et gratuit (sous réserve d’inscription)

Nous contacter :

📞 07 56 36 89 99

📧 mdej@epe-lorraine.fr

Avec le soutien et la participation de :

Chaque enfant a droit à la protection, à l’éducation, à la santé, à l’expression et au respect de sa dignité.

Pourtant, ces droits essentiels restent encore trop souvent méconnus ou fragilisés et ne demeurent pas toujours garantis.

Une date importante pour les droits des enfants  

Le 20 novembre 2025, la Convention Internationale des droits des enfants (CIDE) fêtera son 36ème anniversaire.

Cette date marque l’adoption de la CIDE par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 1989.

La Convention internationale des droits de l’enfant : un cadre universel pour protéger et faire grandir

Ratifiée par 197 états, la CIDE est le premier traité international étendant le concept de droits de l’homme aux enfants. De ce fait, il reconnaît officiellement les enfants comme des sujets de droit.

Elle compte 54 articles garantissant la protection, l’éducation, la santé et le bien-être des enfants et repose sur 4 principes fondamentaux :

Reconnaître les droits de l’enfant est une responsabilité collective.

L’application et le respect des droits inscrits dans la CIDE, c’est s’assurer de contribuer au développement des plus jeunes et leur assurer un environnement sain et équitable. 

En France, c’est le Défenseur des droits qui est chargé de veiller au respect des droits de l’enfant.

Reconnu par le Comité des droits de l’enfant des Nations unies, son rôle est de faire connaître et de défendre les droits inscrits dans la CIDE.

Une journée pour rappeler et faire vivre les droits de l’enfant

Depuis cette signature, le 20 novembre est devenu la Journée internationale des droits de l’enfant.

Cette date nous rappelle que ces droits ne sont jamais acquis et qu’ils nécessitent une vigilance constante et un engagement collectif quotidien.

Cette journée illustre l’engagement collectif et permet de mettre en valeur les différentes actions et dispositifs déployés qui contribuent, chaque année, à renforcer la connaissance des droits de l’enfant.

À cette occasion, de nombreuses institutions et acteurs du monde de l’enfance se mobilisent pour rappeler l’importance des droits de l’enfant et sensibiliser aux principes de la CIDE.

La MDEJ : un lieu d’écoute et d’action pour les droits de l’enfant

À travers la Maison des droits de l’enfant et des jeunes (MDEJ), l’EPE Lorraine s’inscrit pleinement dans cette démarche et agit chaque jour pour faire vivre les principes de la CIDE sur le territoire Mosellan.

En lien étroit avec le Défenseur des droits, elle agit comme un relais de proximité et contribue à rendre les droits de l’enfant concrets et accessibles à tous.

Espace partenarial d’écoute, d’accueil et d’information, la MDEJ oriente les familles et les professionnels, sensibilise les enfants et les adolescents à leurs droits, les accompagne dans leurs démarches et favorise le dialogue autour des questions de citoyenneté, d’égalité, de non-discrimination et de respect.

Les rendez-vous sont gratuits et confidentiels.

MDEJ – Maison des droits de l’Enfant et des Jeunes

Contactez-nous :
📞 : 07 56 36 89 99
📧 : mdej@epe-lorraine.fr