« Et si on levait les yeux ? » : Quelle place pour les écrans dans le quotidien des jeunes ?
Dans le cadre d’un partenariat avec l’IRTS, l’Ecole des parents et des éducateurs de Lorraine a co-organisé la projection du documentaire « Et si on levait les yeux ? », réalisé par Gilles Vernet, instituteur.
Ce film propose une immersion dans le travail mené par l’enseignant et sa classe de CM2 autour de la place des écrans dans leur quotidien, sensibilisant aux risques de la surexposition.
À travers une démarche pédagogique, Gilles Vernet va échanger avec ses élèves, leurs parents et des spécialistes sur la place des écrans dans notre société. Les enfants sont amenés à questionner leurs usages, jusqu’à vivre une expérience de déconnexion en pleine nature pendant 10 jours, avec leur professeur.

Un temps d’échange pour partager les constats du terrain et nourrir la réflexion
À l’issue de la projection, un bord de plateau a été animé en présence du réalisateur et d’une psychologue de l’EPE Lorraine. Ce moment a permis d’apporter un éclairage professionnel sur les enjeux soulevés par le documentaire et de nourrir la réflexion collective avec les participants.
Cet événement a notamment mis en évidence plusieurs constats issus du terrain :
- une augmentation significative du temps d’exposition aux écrans dès le plus jeune âge ;
- une étape clef, à l’approche de l’entrée au collège, souvent associée à l’acquisition d’un smartphone ;
- l’importance de la disponibilité des adultes dans l’accompagnement des usages numériques.
Des enjeux éducatifs, relationnels et de santé
Des échanges relevés lors des actions de sensibilisation menées par l’EPE ont souligné que lorsque les usages sont régulés, certains parents observent une amélioration de la qualité des liens avec leurs enfants.
Plus largement, la réflexion s’ouvre sur les conditions favorables au développement de l’enfant :
- la diversification des expériences d’apprentissage ;
- le développement de l’esprit critique ;
- la mobilisation de différentes formes d’intelligence ;
- la place du collectif et du vivre-ensemble.
Réinterroger les pratiques éducatives : l’apport des expériences en extérieur
Le documentaire, ainsi que les échanges, ont également permis de faire le lien entre la prévention des effets des écrans et l’éducation en environnement réel.
Les approches pédagogiques favorisant les apprentissages en extérieur mettent en avant :
- des apprentissages par l’action et le mouvement, favorables à la santé physique ;
- une mobilisation des sens dans leur globalité ;
- des dynamiques de coopération et d’intelligence collective ;
- une compréhension du temps, du vivant et de ses cycles.
Ces expériences contribuent également à renforcer le sentiment de capacité d’agir chez les enfants, avec des effets positifs sur leur bien-être et leur santé mentale.
Un enjeu partagé pour les professionnels
Cette projection-débat a confirmé l’importance de croiser les regards afin d’interroger nos usages du numérique et accompagner leurs évolutions.
À travers ce type d’actions, l’EPE Lorraine poursuit son engagement aux côtés des professionnel·le·s pour soutenir les familles, favoriser le dialogue et promouvoir des pratiques éducatives adaptées aux enjeux contemporains.
Le 2 avril 2026, une convention portant sur la création du Bureau d’aide aux victimes mineures (BAV-M) a été signée au tribunal judiciaire de Metz. Ce dispositif vise à améliorer la prise en charge des mineur·e·s victimes d’infractions pénales, en structurant une réponse coordonnée entre acteurs judiciaires, services d’enquête et partenaires associatifs.
Un lieu d’écoute, d’information et d’accompagnement dédié aux mineurs
Le Bureau d’aide aux victimes mineures a été conçu comme un lieu d’écoute, d’information et d’accompagnement destiné aux enfants et adolescent·e·s victimes d’infractions pénales — notamment violences sexuelles, violences intrafamiliales, harcèlement ou violences en milieu scolaire — ainsi qu’à leurs familles.
Il a vocation à intervenir dès les premières difficultés rencontrées, avant même un dépôt de plainte, et tout au long de la procédure pénale. Il apporte un soutien concret dans les démarches et contribue à sécuriser le parcours des victimes.
L’accompagnement est gratuit et assuré par des professionnel·e·s formé·e·s (juristes, psychologues), au sein d’associations d’aide aux victimes agréées par le ministère de la Justice.

Un accompagnement structuré et coordonné
Mis en place dans le cadre d’un partenariat piloté par l’autorité judiciaire, le BAV-M est porté et animé par le CIDFF de Metz-Thionville.
Il vise à améliorer la prise en charge des mineur·e·s victimes au plus près de la révélation des faits, en facilitant :
- l’accès au droit,
- l’accompagnement dans la procédure pénale,
- et une prise en charge globale, adaptée aux besoins spécifiques liés à la minorité.
Le dispositif concerne notamment les situations de violences intrafamiliales, d’infractions sexuelles, de harcèlement (y compris numérique) ou encore de violences en milieu scolaire ou sportif.
Il constitue un point d’entrée identifié pour les mineur·e·s victimes et leurs familles, avec un objectif de réactivité et de continuité dans l’accompagnement.

Une organisation partenariale au service des parcours
Le BAV-M repose sur une coopération étroite entre l’institution judiciaire, les services de police et de gendarmerie, la protection judiciaire de la jeunesse, l’éducation nationale, ainsi que de nombreux acteurs associatifs et médico-sociaux.
Ce fonctionnement permet :
- une orientation rapide des situations,
- une mobilisation coordonnée des partenaires,
- et une réponse adaptée aux besoins spécifiques de chaque mineur.
Il contribue ainsi à éviter les ruptures de parcours et à renforcer la lisibilité des dispositifs pour les familles.
La MDEJ : un lieu ressource pour les droits de l’enfant
Signataire de la convention, l’EPE Lorraine joue un rôle structurant dans ce dispositif à travers la Maison des droits de l’enfant et des jeunes (MDEJ), qu’elle porte.
Une permanence du Bureau d’aide aux victimes mineures est assurée au sein de la MDEJ, chaque mercredi matin de 9h à 12h.
Ce choix d’implantation s’inscrit dans une logique de proximité et de cohérence des parcours : il permet de regrouper, au sein d’un même lieu, plusieurs services complémentaires dédiés à l’accompagnement des enfants, des adolescents et de leurs familles autour des questions de droits.
La MDEJ constitue ainsi un espace identifié sur le territoire, facilitant l’accès aux dispositifs et favorisant une approche globale des situations.

L’EPE de Lorraine, un acteur engagé au plus près des familles
À travers la MDEJ et ses autres dispositifs, notamment le Point Accueil Écoute Jeunes, l’EPE contribue à une prise en charge globale, attentive aux dimensions juridiques, psychologiques, éducatives et sociales des situations.
Son inscription dans le BAV-M illustre sa capacité à articuler accompagnement des jeunes et des familles et participation à des dynamiques partenariales au service des politiques publiques.
Une avancée pour le territoire
La création du Bureau d’aide aux victimes mineures de Metz constitue une avancée importante pour le territoire, en renforçant la coordination des acteurs et l’accessibilité des dispositifs.
Elle participe à une meilleure prise en compte des droits de l’enfant et à un accompagnement plus lisible, plus précoce et plus adapté des mineur·e·s victimes et de leurs familles.
Informations pratiques
Bureau d’aide aux victimes mineures (BAV-M)
📞 Téléphone : 03 87 76 03 48
Permanence
📍 Maison des droits de l’enfant et des jeunes (MDEJ)
🗓️ Tous les mercredis de 9h à 12h
Maison des droits de l’enfant et des jeunes (MDEJ)
📍 1 rue du Coëtlosquet, 57000 Metz
📞 07 56 36 89 99
✉️ mdej@epe-lorraine.fr
Le 19 mars 2026, la Maison des droits de l’enfant et des jeunes (MDEJ), portée par l’EPE Lorraine, organisait un colloque intitulé « Recueillir la parole de l’enfant : pratiques, enjeux et perspectives » à Metz.
Cette manifestation a rassemblé 240 professionnel·le·s autour d’un enjeu central : mieux comprendre, accueillir et prendre en compte la parole de l’enfant dans sa complexité.
Un enjeu fondamental au cœur des pratiques professionnelles
Longtemps négligée, la parole de l’enfant est aujourd’hui reconnue comme un droit fondamental, inscrit dans la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE).
Pourtant, comme l’ont souligné les échanges du colloque, sa prise en compte effective reste un défi.
Différences de maturité, complexité du langage, biais d’interprétation : autant de facteurs qui peuvent entraver la compréhension de ce que l’enfant exprime réellement.
Dans ce contexte, interroger les pratiques professionnelles devient essentiel :
Le colloque a ainsi permis d’ouvrir un espace de réflexion collective, en croisant les regards de chercheur·euse·s, de professionnel·le·s de terrain et d’acteurs institutionnels, autour de pratiques et d’outils concrets.

Du partage d’expériences à l’évolution des pratiques
Au-delà des apports théoriques, une conviction s’est imposée : recueillir la parole de l’enfant ne s’improvise pas.
Cela implique :
- Une posture adaptée, à la fois bienveillante et rigoureuse
- Une compréhension des enjeux psychologiques, éducatifs et juridiques
- Des méthodes et des repères pour sécuriser la parole et son traitement
Face à ces besoins, les professionnel·le·s expriment une attente forte : être outillés pour agir avec justesse dans leur pratique quotidienne.
Une formation pour accompagner les professionnel·le·s sur le terrain
Dans la continuité de ce colloque, l’EPE Lorraine propose une formation dédiée à l’accueil et au recueil de la parole de l’enfant.
Pensée comme un prolongement des réflexions engagées, cette formation vise à :
- renforcer les compétences d’écoute et de posture professionnelle
- mieux comprendre les mécanismes de la parole de l’enfant
- identifier les bonnes pratiques et les points de vigilance
- sécuriser les situations d’échange, notamment en contexte sensible
Elle s’adresse à l’ensemble des professionnel·le·s en lien avec des enfants et des jeunes (éducation, social, médico-social, animation, etc.), confronté·e·s à ces enjeux dans leur pratique.
Une récente décision de justice rendue par la Cour de Cassation le 14 janvier 2026 rappelle un principe fondamental : aucune violence envers un enfant ne peut être justifiée par un objectif éducatif.
Dans un communiqué de presse récent, le Défenseur des droits partage la décision rendue par la Cour de cassation dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants.
Cette affaire concernait un père poursuivi pour des violences sur ses deux fils. En avril 2024, malgré les déclarations des enfants, la cour d’appel de Metz avait prononcé sa relaxe, estimant notamment que ces derniers n’avaient pas de blessures physiques, que les faits s’étaient produits dans un contexte disciplinaire, et qu’il n’y avait pas eu d’humiliation caractérisée.
La Cour de cassation — la plus haute juridiction judiciaire française — a été saisie et a infirmé cette analyse de la Cour d’Appel. Elle a été appuyée par les observations du Défenseur des droits, qui intervient régulièrement pour faire respecter les droits des enfants.

Aucune violence n’est autorisée, même à des fins éducatives
Dans sa décision, la Cour de cassation est très claire : le « droit de correction parentale » n’existe pas, ni dans le droit français, ni dans les textes internationaux.
Autrement dit, un parent ne peut jamais invoquer une prétendue finalité éducative pour justifier des coups, des gestes brutaux ou des violences psychologiques.

Le droit de l’enfant à la protection : un droit reconnu internationalement
La France est également engagée par des textes internationaux (notamment par la Convention internationale des droits de l’enfant) qui imposent de protéger les enfants contre toute forme de violence, qu’elle soit physique ou psychologique, y compris dans le cadre familial.
La Cour de cassation s’appuie sur ces textes pour affirmer, sans ambiguïté, qu’aucune forme de « droit de correction » ne peut être reconnue.

Des conséquences parfois invisibles mais durables
Le Défenseur des droits insiste sur un point essentiel : les violences peuvent laisser des traces profondes, même lorsqu’elles ne provoquent pas de blessures visibles immédiates.
Lorsqu’un enfant est frappé ou maltraité par un parent — une figure à laquelle il est attaché — les répercussions psychologiques peuvent être importantes et durables. La vulnérabilité et la dépendance de l’enfant, combinées à un développement en cours, aggravent fortement ces impacts.

Un cadre légal renforcé en France
Depuis plusieurs années, les autorités rappellent que la violence ne peut en aucun cas être un outil éducatif ou justifié comme tel.
En 2019, la loi a d’ailleurs modifié le code civil pour affirmer clairement que l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ni psychologiques.
Comme l’a souligné la Défenseure des droits, cette décision « confirme le cadre de protection auquel tout enfant a droit » et rappelle que l’éducation ne peut jamais passer par des coups, des humiliations ou des gestes violents.

Le 19 mars 2026, la MDEJ, portée par l’EPE Lorraine, organisera un colloque sur le recueil de la parole de l’enfant à Metz.
La parole de l’enfant a été longtemps absente et négligée. Reconnu comme un droit fondamental par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, ce droit à la parole et à la participation garantit à chaque enfant la possibilité d’exprimer ses opinions et d’être entendu dans toutes décisions qui les concernent.
Toutefois la reconnaissance formelle de ce droit ne garantit pas une prise en compte effective et respectueuse de la parole de l’enfant. La complexité du langage enfantin, les différences de maturité ainsi que les biais cognitifs et émotionnels des adultes peuvent entraver la compréhension réelle de ce qu’enfant souhaite communiquer.
Dans ce contexte, il est essentiel d’interroger les pratiques d’écoute et de recueil de la parole de l’enfant afin d’en assurer la rigueur, l’objectivité et le respect.
Sous le haut patronage et en présence de Claire Hédon, Défenseure des droits, ce colloque vise à sensibiliser le grand public, les professionnels et les familles, à l’importance de la prise en compte de la parole de l’enfant et à la manière dont elle peut être recueillie et interprétée dans différents contextes (familial, éducatif, judiciaire, …).
Il propose également une réflexion approfondie sur la posture adulte nécessaire à accueillir cette parole en s’appuyant sur des approches interdisciplinaires et des outils méthodologiques éprouvés.
En raison de la forte demande et du grand nombre d’inscrits, nous vous informons que le colloque est complet et que les inscriptions sont désormais fermées.
Les personnes inscrites recevront prochainement la confirmation de leur inscription au colloque. Les personnes placées en liste d’attente seront également informées de la confirmation de leur inscription dans la limite des places disponibles.
Pour les personnes qui ne pourront pas être présentes, le colloque fera l’objet d’une captation vidéo qui sera partagée sur le site de l’EPE Lorraine et relayée sur les réseaux sociaux.
Programme
Tout au long de la journée, ce colloque proposera des interventions croisées et pluridisciplinaires de chercheurs, de professionnels et d’acteurs institutionnels afin d’interroger la place accordée à la parole de l’enfant.
Conférences, tables rondes, échanges avec le public, témoignages, analyses de terrain et retours d’expérience rythmeront ces rencontres sur la parole de l’enfant et permettront d’éclairer les enjeux actuels de son recueil et de sa prise en compte.
Découvrez le programme et les différentes intervenants de la journée !
Informations pratiques :
📆 19 mars 2026, de 9h à 17h
📍 Le Royal, 2 Rue Gambetta, 57000 Metz
🎫 Accès libre et gratuit (sous réserve d’inscription)
Nous contacter :
📞 07 56 36 89 99
Avec le soutien et la participation de :
En 2026, l’EPE Lorraine fait évoluer son offre de formation catalogue afin de toujours mieux répondre aux besoins des professionnel·le·s et les accompagner dans leurs pratiques.
Inscrite dans une démarche d’amélioration continue de l’offre de formation, cette refonte vise à renforcer l’adaptation des contenus aux enjeux du terrain et aux réalités professionnelles.
Elle s’appuie à la fois sur les données et retours recueillis auprès des différentes parties prenantes des services de formation (commanditaires, intervenant·e·s et participant·e·s / professionnel·le·s) ainsi que sur la veille menée par le pôle régional de formation de l’EPE Lorraine.
Ce travail minutieux a permis d’enrichir les apports, de renforcer la dimension pratique et d’affiner les approches proposées.
L’objectif est d’offrir des contenus plus actuels, des outils concrets et toujours mieux ancrés dans les réalités vécues avec les enfants, les parents, les familles et les personnes vulnérables.
Dans cette perspective, le pôle régional de formation a actualisé le contenu de plusieurs formations et modifié certains intitulés.

Les contenus de formation ont été actualisés à partir de constats concrets afin d’accompagner l’évolution des pratiques professionnelles :
Renforcer l’estime de soi pour mieux accompagner >
23, 24 mars + 1er, 2 avril 2026
Soutenir les parents face aux nouveaux défis de la parentalité >
3, 4 mars + 1er et 2 avril 2026
Les titres correspondent désormais mieux à l’actualité, aux attentes des professionnels et aux programmes de nos formations :
| Anciens intitulés | Nouveaux intitulés | Dates | Liens vers le catalogue en ligne |
| Accompagner les troubles du comportement | Difficulté ou trouble du comportement repères pour mieux identifier et accompagner | 18, 19 mai 2026 | Pour accéder à la formation, cliquez ici. |
| Accompagner un enfant (0-6 ans) porteur de TSA en Etablissement d’Accueil du Jeune Enfant | Accompagner un enfant (0-6 ans) porteur de TSA en accueil collectif – Adapter ses pratiques pour une inclusion de qualité et l’harmonie du groupe | 8, 9 juin 2026 | Pour accéder à la formation, cliquez ici. |
| Écrans éteints, lien parent/enfant préservé : pour une connexion continue | Parentalité à l’ère du numérique : préserver la qualité des relations parent/enfant | 23, 24 mars 2026 | Pour accéder à la formation, cliquez ici. |
| Les relations amoureuses à l’adolescence : entre amour et sexualité | Accompagner la vie affective, relationnelle et sexuelle des ados | 20, 21 mai 2026 | Pour accéder à la formation, cliquez ici. |
Si vous êtes intéressé(e) et que vous souhaitez avoir plus d’informations ou vous inscrire :
Pôle formation
Contactez-nous :
📞 : 03 87 69 04 65 – 07 43 10 26 26
📧 : formation@epe-lorraine.fr
D’après l’Assurance Maladie, en France, plus d’une personne sur quatre sera touchée par un trouble psychique au cours de sa vie.
La santé mentale est enjeu de société qui nous concerne tous, touchant toutes les générations et tous les milieux.
Afin d’encourager la parole sur ce sujet et valoriser le secourisme en santé mentale, PSSM France a récemment lancé une campagne nationale de sensibilisation mettant à l’honneur la gentillesse : une valeur humaine essentielle de l’écoute, de l’accompagnement et de l’engagement des secouristes en santé mentale.
Pour changer les mentalités, l’association mise sur ce symbole fort et simple.
Bien que mal comprise dans la société actuelle, la gentillesse demeure une intention bienveillante, à l’origine d’un engagement fort qui peut tout changer et se transformer en action concrète !

Cette campagne traduit une ambition, celle d’inscrire la santé mentale au centre de la citoyenneté. Pour y parvenir, l’association s’appuie sur la formation massive au secourisme en santé mentale, la valorisation des ressources existantes et à la sensibilisation de l’intervention précoce pour faciliter le rétablissement en santé mentale.
Aider quelqu’un qui ne va pas bien, ça s’apprend : Faites de votre empathie et de votre attention envers les autres une force.
Les Premiers Secours en Santé Mentale constituent l’aide qui est apportée à une personne qui subit le début d’un trouble de santé mentale, une détérioration de ce trouble, ou qui est dans une phase de crise.
De la même manière que les gestes de premiers secours, les Premiers Secours en Santé Mentale permettent d’agir jusqu’à ce qu’une aide professionnelle puisse être apportée.
L’EPE Lorraine vous accompagne et vous outille pour devenir secouriste en santé mentale au travers d’une formation certifiante de 2 jours, afin d’apprendre les postures et la communication à adopter pour agir en toutes circonstances et quel que soit le cadre.
Découvrez comment aider une personne en situation de souffrance psychique :
Ne manquez pas la prochaine session qui se tiendra le 2 et 3 mars 2026 !
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🎄La fin d’année approche, il est temps pour l’équipe de l’EPE Lorraine de prendre quelques jours de repos bien mérités !
👋 Pour mieux vous retrouver l’année prochaine, les services de l’EPE seront fermés au cours des prochaines semaines.
🏫 Ainsi, nous vous informons que l’École des parents et des éducateurs de Lorraine fermera ses portes du 23 décembre au 4 janvier inclus, et que la Maison des parents de Metz sera également fermée à ces dates.
🎁 Bonnes fêtes et bonne fin d’année à toutes et à tous !

Il y a ces situations à haute intensité qui marquent les professionnel·le·s : des paroles d’enfants, des placements à construire dans l’urgence, des familles en fragilité, des décisions à prendre malgré l’incertitude. Et puis, il y a aussi cette fatigue parfois, cette volonté de bien faire, de rester juste, de continuer à accompagner avec sens.
Depuis de nombreuses années, nous sommes aux côtés des acteurs de la protection de l’enfance. Nous concevons des formations, animons des groupes d’Analyse de Pratique Professionnelle, recueillons les retours et les pistes de réflexion qui émergent du terrain.
C’est dans la continuité de ce travail que nous souhaitons aujourd’hui renforcer la visibilité de ce qui est déjà engagé et élargir les thématiques proposées, afin d’être davantage en lien avec les réalités professionnelles.

Une étude territoriale est actuellement en cours. Elle permet de repérer ce qui, dans l’exercice des métiers de la protection de l’enfance, mérite d’être éclairé, consolidé ou approfondi.
Professionnel·le·s du secteur, il est possible d’y contribuer jusqu’à fin décembre :
Les résultats guideront la construction des prochaines formations. Une démarche que nous voulons collective et fidèle à ce que vivent les équipes au quotidien.
Comme chaque année, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, le Défenseur des droits a partagé son rapport annuel sur les droits de l’enfant.
Présenté par Claire Hédon, la Défenseure des droits, et son adjoint Eric Delemar, le Défenseur des enfants, ce rapport est consacré au droit des enfants à une justice adaptée.
Placer l’enfant au cœur d’un dispositif judiciaire cohérent et adapté
Dans un contexte où la délinquance des mineurs suscite régulièrement les débats publics, ce rapport rappelle un principe essentiel : un enfant n’est pas un adulte.
N’ayant pas la même maturité, la même compréhension du monde et le même discernement qu’un adulte, il est nécessaire que la justice adopte une réponse cohérente et adaptée, qui sanctionne mais surtout qui éduque, protège et prévient la récidive.
La sanction doit permettre à l’enfant de comprendre la loi et de réparer le délit commis tout en lui laissant le moyen de se reconstruire et de s’intégrer à la société.
En France, la justice des mineurs repose sur 3 principes fondamentaux :
- La primauté de l’éducatif sur le répressif
- L’atténuation de la responsabilité selon l’âge et le discernement
- L’existence de juridictions spécialisées pour les mineurs
Toutefois, le Défenseur des droits constate au quotidien que le respect de ce principe de réponse éducative est fragilisé.
Bien qu’ils bénéficient de garanties spécifiques prévues par la loi, ces dernières demeurent encore trop méconnues et insuffisamment respectées.
Les conditions propres à la détention et l’absence de cadre éducatif compromettent une réinsertion durable.
Aucun enfant n’est prédestiné à la délinquance.
Lorsque le cadre de vie d’un enfant est instable, celui-ci devient encore plus vulnérable. Ces instabilités et difficultés rencontrées par certains enfants peuvent renforcer le risque de rupture, d’isolement et de comportements transgressifs.
D’après le rapport :
Plus de la moitié des mineurs délinquants sont suivis par la protection de l’enfance
72 % de ces mineurs ont connu une déscolarisation prolongée
Ces chiffres rappellent que la délinquance des mineurs résulte de l’accumulation de plusieurs facteurs de vulnérabilité tels que la pauvreté, les ruptures familiales, l’échec scolaire, les troubles psychologiques, l’exposition à la violence mais aussi de la difficulté des institutions à protéger les enfants.
Un rapport alarmant : constats et recommandations
Ce rapport alerte sur les atteintes aux droits des mineurs à différents stades de la procédure pénale, souligne un manque d’information auprès des mineurs sur les droits qui les concernent et une absence de prise en compte de leur vulnérabilité du fait de leur âge.
Face à ces constats, ce rapport formule 25 recommandations à destination des institutions publiques afin de garantir à chaque enfant le droit à une justice adaptée.










