Premiers Secours en Santé Mentale : être gentil, ça change des vies !

D’après l’Assurance Maladie, en France, plus d’une personne sur quatre sera touchée par un trouble psychique au cours de sa vie.

La santé mentale est enjeu de société qui nous concerne tous, touchant toutes les générations et tous les milieux.

Afin d’encourager la parole sur ce sujet et valoriser le secourisme en santé mentale, PSSM France a récemment lancé une campagne nationale de sensibilisation mettant à l’honneur la gentillesse : une valeur humaine essentielle de l’écoute, de l’accompagnement et de l’engagement des secouristes en santé mentale.

Pour changer les mentalités, l’association mise sur ce symbole fort et simple.

Bien que mal comprise dans la société actuelle, la gentillesse demeure une intention bienveillante, à l’origine d’un engagement fort qui peut tout changer et se transformer en action concrète !

Cette campagne traduit une ambition, celle d’inscrire la santé mentale au centre de la citoyenneté. Pour y parvenir, l’association s’appuie sur la formation massive au secourisme en santé mentale, la valorisation des ressources existantes et à la sensibilisation de l’intervention précoce pour faciliter le rétablissement en santé mentale.

Aider quelqu’un qui ne va pas bien, ça s’apprend : Faites de votre empathie et de votre attention envers les autres une force.

Les Premiers Secours en Santé Mentale constituent l’aide qui est apportée à une personne qui subit le début d’un trouble de santé mentale, une détérioration de ce trouble, ou qui est dans une phase de crise.

De la même manière que les gestes de premiers secours, les Premiers Secours en Santé Mentale permettent d’agir jusqu’à ce qu’une aide professionnelle puisse être apportée.

L’EPE Lorraine vous accompagne et vous outille pour devenir secouriste en santé mentale au travers d’une formation certifiante de 2 jours, afin d’apprendre les postures et la communication à adopter pour agir en toutes circonstances et quel que soit le cadre.

Découvrez comment aider une personne en situation de souffrance psychique :

Ne manquez pas la prochaine session qui se tiendra le 2 et 3 mars 2026 !

Pôle formation

Contactez-nous :
📞 : 03 87 69 04 65 – 07 43 10 26 26
📧 : formation@epe-lorraine.fr

Renouvelée en 2026, la grande cause nationale de 2025 était consacrée à la santé mentale.

Derrière cette priorité, le gouvernement ambitionne de libérer et de décomplexer la parole autour de la santé mentale, de sensibiliser la société à l’importance de sa prise en compte, de promouvoir l’écoute et l’inclusion, d’en favoriser une meilleure compréhension et d’outiller les jeunes, leurs parents et les professionnel·le·s qui les accompagnent à travers des ressources simples, gratuites et accessibles.

Dans cette perspective, le gouvernement a lancé une série d’actions et de campagnes de sensibilisation autour de la thématique « parentalité et jeunesse ».

L’objectif : encourager une culture de la prévention auprès des enfants et de leurs parents afin d’ouvrir le dialogue sur la santé mentale dès le plus jeune âge.

Partenariats, livrets pédagogiques, spot et capsules vidéo, affichage urbain, podcast, soutien de supports sur les réseaux sociaux … de nombreux outils ont été déployés à l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale.

Parmi ces supports, le gouvernement réalise un partenariat inédit avec The Walt Disney Company afin de délivrer un livret pédagogique aux contenus accessibles et grand public pour aider les plus jeunes à mieux comprendre leurs émotions grâce aux personnages du film Vice-Versa.

Mais qu’est-ce que la santé mentale ?

Bonne ou mauvaise, tout le monde dispose d’une santé mentale dont il faut prendre soin.

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé mentale est « un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté ».

Plusieurs facteurs jouent sur la santé mentale, comme le sommeil, l’activité physique, l’alimentation…

Être en bonne santé, c’est être à la fois en bonne santé physique et mentale.

Lorsque la santé mentale se dégrade durablement, elle peut conduire à des troubles psychiques, également appelés troubles psychiatriques, caractérisés par une altération importante de certaines grandes capacités de l’être humain, comme la pensée, la mémoire, l’attention, la régulation des émotions ou du comportement.

1/5

Chaque année, une personne sur cinq est concernée par un trouble psychiatrique.

13 millions

de personnes présentent un trouble psychique chaque année en France (quel que soit l’âge ou le milieu social).

3 millions

de personnes vivent avec des troubles psychiques sévères

55 %

des jeunes de 18 à 24 ans ont déjà été affectés par un problème de santé mentale

Pour en savoir plus, rendez-vous sur santementale.gouv.fr

Des lieux d’accueil et d’écoute

Face à des signes de souffrance psychique et des signes physiques, il ne faut pas hésiter à s’adresser à un professionnel de santé : médecin traitant, pédiatre, infirmier scolaire, service de santé étudiante, psychologue…

Ces derniers assureront une écoute, un soutien, apporterons des conseils adaptés et pourront, si besoin, rediriger la personne vers un service, une structure ou un professionnel spécialisé.

Préserver la santé mentale des jeunes constitue un enjeu de société majeur. Pour y parvenir, des espaces d’écoute, de prévention et d’accompagnement accessibles sont essentiels.

Pour accompagner les jeunes dans ces moments parfois difficiles, l’EPE propose un lieu d’accueil et de dialogue ouvert à toutes et tous.

Le Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ) est un lieu de prévention principalement dédié aux adolescent·e·s et aux jeunes adultes âgé·e·s de 12 à 25 ans en situation de mal-être ou de souffrance psychique.

Quel que soit le problème, le PAEJ de Metz propose un accueil gratuit, confidentiel et dans le respect de l’anonymat, sans prescription ni formalités administratives !

Le gouvernement a décidé de prolonger en 2026 la Grande cause nationale dédiée à la santé mentale. On ne peut que se réjouir de cette prolongation tant les besoins sont grands et tant il nécessaire que la santé mentale soit une priorité de santé publique. Les objectifs prioritaires qui ont été définis en 2025 restent toujours d’actualité. En particulier le développement de la prévention et du repérage précoce car les enjeux par rapport à la santé mentale des jeunes sont majeurs.

L’augmentation des troubles anxieux et dépressifs, la hausse des conduites suicidaires en particuliers chez les jeunes filles et les jeunes femmes sont autant de sujets d’inquiétude et traduisent des difficultés dont l’origine est multifactorielle et qui s’inscrivent dans un contexte de crises sanitaires, sociales et environnementales. Même s’il ne faut pas nier les progrès réalisés sur les 20 années passées : diminution de la consommation d’alcool et de tabac chez les jeunes, diminution de la mortalité par suicide, on constate que ces progrès on tendance à s’éroder depuis la crise sanitaire COVID. De même si l’étude EnClass 2022 montre que 80% des collégiens et lycéens ont une perception positive de leur vie, il n’en reste pas moins que les 20% restant ne vont pas bien.

De nombreux facteurs expliquent ces difficultés. L’impact des réseaux sociaux et du numérique est important sur la santé mentale des jeunes. Les réseaux sociaux sont identifiés comme un facteur majeur d’anxiété, de dépression et de troubles de l’image corporelle, notamment chez les adolescentes. Ils exposent précocement à des contenus anxiogènes (violence, désinformation, défis dangereux). La réduction du sommeil liée à l’utilisation nocturne des écrans a un impact important sur la concentration et l’attention et l’utilisation excessive des réseaux sociaux nuit à la qualité des relations sociales.

La pression scolaire génère un stress intense, surtout dans un contexte de compétition accrue. Le harcèlement scolaire (1 élève sur 10 déclare avoir été victime de harcèlement) a des conséquences graves sur la santé mentale. La précarité étudiante expose à un risque 3 fois plus élevé de développer des troubles mentaux.

Il existe également des vulnérabilités spécifiques : les jeunes LGBTQIA+, les jeunes en situation de handicap, les mineurs non accompagnés sont autant de publics exposés à des risques accrus de dépression et d’anxiété.

L’augmentation constante des besoins en santé mentale depuis le milieu des années 2010 avec une accélération nette depuis la crise COVID explique en partie les difficultés croissantes dans l’accès aux soins. Les médecins libéraux, le système de soins hospitalier sont saturés, obtenir un rendez-vous dans un délai raisonnable est devenu un véritable défi. Cela a des conséquences en matière de prévention quand on sait que les pathologies chroniques psychiatriques (troubles schizophréniques, troubles bipolaires, troubles borderline) débutent à l’adolescence et au jeune âge adulte.

La stigmatisation et les tabous concernant la santé mentale sont également des obstacles à la prise en compte précoce des difficultés. Beaucoup de jeunes hésitent à parler de leur souffrance par crainte d’être étiquetés ou incompris. Les symptômes de dépression ou d’anxiété sont souvent minimisés et banalisés que ce soit par les intéressés eux-mêmes que par leur entourage. Les parents, les enseignants, éducateurs et même certains professionnels de santé peinent à repérer les signes de détresse psychique.

En ce début d’année 2026 ce constat ne doit pas nous conduire au découragement et à la morosité car nous avons tous les moyens d’agir à notre niveau. Le soutien aux familles, la formation des professionnels sont des leviers puissants. Améliorer la compétence des professionnels renforce les capacités de prévention et de dépistage. La sensibilisation des parents aux signes d’alerte permet d’intervenir plus précocement. Toutes ces actions permettent également de lutter contre la stigmatisation et de changer notre regard sur les troubles psychiques et les troubles mentaux.

Je vous adresse mes meilleurs vœux pour cette année 2026 et vous souhaite le meilleur tant sur le plan personnel que professionnel. Puissions-nous collectivement mettre à profit cette nouvelle année de Santé Mentale Grande Cause Nationale pour contribuer à améliorer la santé mentale des jeunes et de leurs familles.

Je vous adresse mes meilleurs vœux pour cette année 2026 et vous souhaite le meilleur tant sur le plan personnel que professionnel. Puissions-nous collectivement mettre à profit cette nouvelle année de Santé Mentale Grande Cause Nationale pour contribuer à améliorer la santé mentale des jeunes et de leurs familles.