« Et si nous arrêtions vraiment » : l’EPE Lorraine se mobilise pour défendre les moyens d’agir des associations !

Dans un contexte marqué par le désengagement de certains financeurs publics, l’augmentation sans précédent de la précarité, et la saturation du secteur de la solidarité, l’EPE Lorraine rejoint la mobilisation nationale « Et si nous arrêtions vraiment ? », aux côtés de la Fnepe et de l’Uniopss, du 12 au 17 octobre 2026, afin de défendre les moyens d’action des associations.

Un impact national

Faute de financement, le réseau des Ecoles des parents et des éducateurs (EPE) est contraint de suspendre des dizaines de groupes de parole de parents ou de points écoute pour les parents, sur l’ensemble du territoire.

Sur l’année 2026, cela représente plus de 5 000 parents qui ne pourront bénéficier d’un soutien face à leurs difficultés parentales. Ce sont aussi des milliers de professionnels de l’éducation qui ne pourront être formés faute de moyens, alors même que cela leur est imposé.

A moyen terme, c’est près de la moitié des EPE qui risque de disparaître face au désengagement croissant des pouvoirs publics, locaux et nationaux.

Du côté de l’EPE Lorraine

En Lorraine, l’EPE accompagne chaque jour des parents, des jeunes et des professionnel·le·s à travers des espaces d’écoute, de soutien, d’accompagnement et de formation.

Concrètement, ces espaces permettent aux familles de trouver des repères, aux jeunes d’exprimer leurs difficultés dans un cadre bienveillant et confidentiel, et aux professionnel·le·s de faire évoluer leurs pratiques. Ils permettent aussi d’être orienté et de ne pas rester seul face aux difficultés rencontrées.

Aujourd’hui, les besoins de soutien à la parentalité et d’accompagnement des jeunes restent importants. Pour répondre à ces besoins, les situations rencontrées sur le terrain nécessitent du temps, des compétences et des moyens pour maintenir des accompagnements accessibles à toutes et à tous.

Nous continuons d’agir. Mais nous ne pouvons pas indéfiniment compenser seuls le manque de moyens sans fragiliser les accompagnements proposés aux familles, aux jeunes et aux professionnels.

Un engagement commun

Si nous ne pouvions plus assurer ces missions, qui accompagnerait les parents dans leurs questionnements ? Où les jeunes pourraient-ils trouver une écoute bienveillante et confidentielle ? Comment les professionnel·le·s pourraient-ils continuer à se former pour mieux accompagner les personnes en difficulté ?

Ces questions méritent une réponse collective et des moyens à la hauteur des besoins.

C’est dans ce contexte que l’EPE Lorraine rejoint la mobilisation nationale « Et si nous arrêtions vraiment ? », lancée par l’Uniopss du 12 au 17 octobre 2026.

C’est dans cette perspective que l’EPE Lorraine appelle les pouvoirs publics à donner aux associations les moyens d’agir.

Les associations de solidarité ne peuvent être sommées de répondre à des besoins sociaux toujours plus importants en absorbant seules les conséquences des désengagements budgétaires successifs.

Cette mobilisation repose sur une conviction commune : les solidarités constituent un investissement indispensable dans la cohésion sociale, la prévention, l’accès aux droits, la santé, l’autonomie et l’équilibre de nos territoires. Les associations et organismes non lucratifs, partenaires essentiels des pouvoirs publics, contribuent chaque jour à faire vivre une société plus inclusive et apaisée.

Rejoignez la mobilisation et partagez ce que les associations rendent possible près de chez vous.

Comment mieux comprendre son enfant et améliorer la communication au sein de la famille, par le biais d’outils concrets pour gérer les défis du quotidien ?

L’EPE Lorraine propose désormais des ateliers d’éducation respectueuse, à destination des parents d’enfants et d’adolescents.

Des repères pour accompagner son enfant au quotidien

Ces ateliers s’adressent aux parents qui souhaitent mieux comprendre les besoins de leur enfant et favoriser une communication plus saine au sein de la famille.

Ils offrent un espace d’échange, de réflexion et d’apprentissage, avec des outils pratiques à mettre en œuvre au quotidien pour renforcer la relation parent-enfant et favoriser un climat familial serein.

Dans un cadre bienveillant et sans jugement, ces temps d’échange permettront d’aborder des thématiques essentielles telles que :

Dédiées aux parents d’un jeune enfant comme aux parents d’un adolescent, ces rencontres permettent de repartir avec des repères concrets et des solutions adaptées aux réalités familiales de chacun.

Chaque séance propose des outils directement applicables à la maison, ainsi qu’un temps d’échange permettant de partager ses expériences et ses questionnements dans un cadre soutenant.

Ainsi, au travers de ce cycle, le pôle parentalité de l’EPE Lorraine encourage les participant·e·s à prendre le temps de réfléchir à la posture parentale, expérimenter de nouvelles façons de faire afin de renforcer la qualité de la relation avec son enfant : une relation sécurisante et respectueuse constitue le socle de toute éducation.

Participer à cette aventure humaine et éducative c’est construire, pas à pas, une communication plus sereine avec votre enfant.

Dates et horaires :

Pour l’atelier « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » à destination des parents d’enfants de 3 à 12 ans :

Pour l’atelier « Comment faut-il que je te parle pour tu coopères ? » à destination des parents d’adolescents de 12 à 18 ans :

Renseignements et inscriptions au 07 56 38 10 14 ou par mail à l’adresse maisondesparents-metz@epe-lorraine.fr

À l’occasion de la campagne annuelle de sensibilisation de l’Arcom, consacrée au rapport des enfants aux écrans, l’EPE Lorraine a été invitée par Moselle TV à s’exprimer sur le sujet.

Psychologues et responsables des pôles de soutien à la parentalité, de prévention et protection Enfance – Jeunesse à l’EPE Lorraine, Sarah Hatuna et Émilie Guichard, ont partagé leur expertise.

Préserver le développement de l’enfant face aux écrans

Face à des parents souvent démunis, les écrans sont devenus la première source de conflits familiaux. Sans diaboliser l’outil, les experts rappellent qu’il faut en limiter l’excès et les contenus inadaptés, notamment via des règles simples : pas d’écran une heure avant le coucher, pendant les repas ou dans les chambres, et une limitation très stricte avant 3 ans.

Ils insistent également sur l’importance de privilégier les échanges familiaux, le jeu et les activités physiques, essentiels au développement de l’enfant.

 L’objectif est d’éviter des conséquences parfois importantes sur son développement, telles que des retards de langage, des troubles du sommeil, de l’attention ou de la santé mentale, tout en favorisant un usage raisonné et accompagné des outils numériques.

Dans ce sens, les recommandations de l’Académie nationale de médecine et le rapport de la Commission d’experts sur l’impact de l’exposition des jeunes aux écrans, soulignent l’importance d’un usage encadré des écrans et d’une limitation stricte chez les très jeunes enfants.

Sarah Hatuna

Psychologue et responsable du pôle de soutien à la parentalité et à la famille à l’EPE Lorraine

Émilie Guichard

Psychologue et responsable du pôle prévention et protection Enfance – Jeunesse

Retrouvez la rediffusion de l’entretien sur le site de Moselle TV (partie 1 de l’actualité du 3 juillet 2026) !

Et si les projets menés ailleurs pouvaient nourrir vos propres réflexions ?

C’est l’objectif de cette rubrique : vous partager des expériences concrètes vécues par les établissements et équipes que nous accompagnons.

Écrire juste, transmettre mieux : un enjeu au cœur des pratiques professionnelles

Dans de nombreuses structures des secteurs éducatif, social et médicosocial, un même constat revient au fil de nos accompagnements : les écrits professionnels occupent une place de plus en plus importante dans le quotidien, mais ils restent souvent une source d’appréhension.

Comment trouver les bons mots ? Que faut-il écrire ou, au contraire, ne pas écrire ? Comment transmettre une information utile sans porter de jugement ? Comment gagner du temps tout en produisant des écrits de qualité ?

Autant de questions qui traversent les professionnel·le·s, quel que soit leur niveau d’expérience.

Pourtant, un écrit professionnel n’est pas une simple formalité administrative. Il constitue un véritable outil de continuité de l’accompagnement. Il permet de partager des observations, d’assurer la coordination entre les intervenants, de sécuriser les prises en charge et de valoriser le travail réalisé auprès des personnes accompagnées.

La Haute Autorité de Santé (HAS) rappelle d’ailleurs, dans plusieurs de ses recommandations de bonnes pratiques, que les transmissions écrites participent pleinement à la qualité, à la continuité et à la sécurité des accompagnements. Elles constituent un support essentiel de réflexion, de coordination et de traçabilité des interventions.

Aujourd’hui, plusieurs structures choisissent ainsi de faire évoluer leurs pratiques en proposant à leurs équipes des formations autour des écrits professionnels.

Pourquoi cette démarche ?

Nos commanditaires évoluent dans un environnement de plus en plus exigeant.

Les professionnel·le·s interviennent auprès de publics aux besoins variés, travaillent en coordination avec de nombreux partenaires et doivent répondre à des exigences réglementaires toujours plus importantes.

Dans ce contexte, les écrits prennent une place essentielle. Ils permettent notamment de :

Pour autant, beaucoup de professionnels n’ont jamais bénéficié d’une véritable formation à la rédaction professionnelle. Les écrits s’apprennent souvent « sur le terrain », avec des pratiques parfois très différentes d’une équipe à l’autre.

Au fil des formations que nous animons, nous constatons que les difficultés rencontrées sont rarement liées à la maîtrise de la langue française. Elles concernent davantage la posture professionnelle : distinguer un fait d’une interprétation, sélectionner les informations utiles, écrire en pensant au destinataire ou encore trouver le juste équilibre entre précision, objectivité et respect de la personne accompagnée.

Des repères pour écrire avec confiance

La première étape consiste souvent à redonner du sens à l’écrit professionnel.

Plusieurs structures ont ainsi choisi de former leurs équipes afin de construire des repères communs autour de la rédaction des transmissions, observations ou comptes rendus.

L’objectif n’est pas d’écrire « parfaitement », mais de produire des écrits :

Les professionnels travaillent notamment à distinguer les faits des interprétations, à sélectionner les informations pertinentes et à adopter une posture rédactionnelle qui respecte la personne accompagnée.

Nous observons également que lorsque plusieurs professionnels d’un même service sont formés ensemble, les bénéfices dépassent les compétences individuelles. Les équipes développent progressivement une culture commune de l’écrit, facilitant les transmissions, les échanges et la cohérence des pratiques.

L’intelligence artificielle (IA) : une aide… à certaines conditions

Alors que les professionnels cherchent à produire des écrits plus efficaces et plus fiables, une nouvelle question s’invite désormais dans les équipes : peut-on utiliser l’intelligence artificielle pour rédiger plus facilement certains écrits ?

Face au développement d’outils comme ChatGPT ou Microsoft Copilot, les établissements s’interrogent.

Ces outils peuvent-ils aider à reformuler un texte ? À structurer un document ? À simplifier une consigne ?

La réponse est oui… à condition d’en connaître les limites.

L’intelligence artificielle ne remplace ni le discernement professionnel, ni l’analyse de la situation, ni la responsabilité de l’auteur. Elle constitue un outil d’appui qui doit être utilisé dans un cadre éthique, sécurisé et respectueux de la confidentialité.

Elle peut faire gagner du temps dans la formulation ou la structuration d’un document, mais elle ne produit ni l’observation de terrain, ni le regard professionnel, ni la responsabilité qui demeurent ceux du rédacteur.

C’est pourquoi certaines structures choisissent désormais de compléter la formation aux écrits professionnels par une formation consacrée aux usages de l’IA dans les pratiques de coordination, de formation et de rédaction.

Des repères pour écrire aujourd’hui… et demain

Pour accompagner les structures dans ces évolutions, nous proposons deux formations complémentaires, qui peuvent être suivies indépendamment ou dans le cadre d’un véritable parcours.

Ce parcours permet à la fois de consolider les fondamentaux de l’écriture professionnelle et d’explorer les opportunités offertes par les nouveaux outils numériques, sans jamais perdre de vue ce qui fait le cœur des métiers de l’accompagnement : la qualité de la relation humaine et le discernement professionnel.

Une question qui dépasse les écrits

Au fil des accompagnements, une idée revient régulièrement : les écrits professionnels ne sont pas uniquement une exigence administrative.

Ils participent pleinement à la qualité des accompagnements, à la reconnaissance du travail réalisé et à la coopération entre les professionnels.

Ils sont aussi le reflet d’une posture professionnelle, faite de rigueur, de respect et d’attention portée aux personnes accompagnées.

À l’heure où les outils numériques et l’intelligence artificielle transforment progressivement les pratiques, renforcer ces compétences apparaît comme un véritable investissement au service des équipes.

Au fond, il ne s’agit pas seulement d’apprendre à mieux écrire ou à utiliser un nouvel outil. Il s’agit de donner aux professionnels les moyens de transmettre une information fiable, de soutenir la réflexion collective et de sécuriser les accompagnements, au bénéfice des personnes accompagnées comme des équipes elles-mêmes.

À retenir

Et si la personne accompagnée lisait votre écrit ?

Depuis la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, toute personne accompagnée peut, dans les conditions prévues par la réglementation, accéder aux informations la concernant figurant dans son dossier.

Cette possibilité rappelle qu’un écrit professionnel n’est jamais un document « interne » anodin. Il doit rendre compte des faits avec objectivité, respecter la dignité de la personne et éviter tout jugement ou interprétation hâtive.

Écrire comme si la personne concernée pouvait lire chaque ligne est souvent un excellent repère pour trouver la juste posture professionnelle.

Et dans votre structure ?

Certaines équipes souhaitent harmoniser leurs pratiques d’écriture. D’autres s’interrogent sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans leurs activités quotidiennes. D’autres encore choisissent d’articuler ces deux démarches dans un parcours cohérent.

Et vous, où en est votre réflexion ?

Vous souhaitez échanger autour de vos besoins, réfléchir à une formation adaptée à votre équipe ou simplement poser vos questions ?

Nous sommes à votre écoute pour en discuter :

contact@epe-lorraine.fr

03 87 69 04 87

🏝️ L’été est là, il est temps pour l’équipe de l’EPE Lorraine de prendre quelques jours de repos bien mérités !

🧳 Pour mieux vous retrouver à la rentrée, les services de l’EPE seront fermés du 3 août au 15 août inclus, et que la Maison des parents de Metz sera également fermée du 27 juillet au 22 août inclus.

🌞 Bel été et bonnes vacances à toutes et à tous ! 🤿

Des repères solides pour comprendre les situations, ajuster sa posture professionnelle et renforcer son pouvoir d’agir auprès des enfants et de leurs familles.

Les professionnel·le·s de la protection de l’enfance sont aujourd’hui confronté·e·s à des situations d’une grande complexité.

Les connaissances évoluent, les pratiques se transforment, les attentes institutionnelles se renforcent et les réalités de terrain nécessitent des réponses toujours plus adaptées.

Dans ce contexte, la formation continue est bien plus qu’un temps d’acquisition de connaissances : elle permet de prendre du recul sur sa pratique, d’actualiser ses repères et de développer des réponses concrètes face aux défis rencontrés au quotidien.

C’est dans cette perspective que l’EPE Lorraine lance une nouvelle offre de formation dédiée à la protection de l’enfance.

Construite à partir des besoins exprimés par les professionnels, cette offre a une ambition claire : renforcer les compétences des acteurs de la protection de l’enfance afin de toujours mieux répondre à l’intérêt supérieur de l’enfant.

Une offre ancrée dans les réalités du terrain :

Cette offre est née d’un constat partagé avec les professionnels et les partenaires du territoire.

Une enquête menée par l’EPE Lorraine a permis d’identifier les besoins de formation prioritaires, les difficultés rencontrées dans les pratiques quotidiennes et les thématiques pour lesquelles les professionnels expriment un besoin de repères, d’actualisation des connaissances et d’outils opérationnels.

Notre ambition est de proposer des formations directement en prise avec les réalités du terrain, au plus près des préoccupations des professionnels.

Un parcours de formation structuré autour du parcours de l’enfant :

Plus qu’une juxtaposition de formations, cette nouvelle offre a été pensée comme un véritable parcours de développement des compétences. Chaque formation peut être suivie indépendamment, en fonction des besoins et des missions de chacun. Ensemble, elles composent un parcours cohérent qui accompagne les professionnels dans les différentes dimensions de leur intervention.

Cette proposition de formation s’articule autour de 4 grandes étapes du parcours de l’enfant.

Comprendre son histoire

Avant d’agir, il est essentiel de comprendre le développement de l’enfant, son histoire et les besoins qui fondent son accompagnement

Recueillir, accompagner, protéger

Accueillir la parole de l’enfant, adapter sa posture professionnelle et intervenir dans des situations complexes sont au cœur des missions de la protection de l’enfance

Agir avec son environnement

L’accompagnement de l’enfant ne peut se concevoir sans prendre en compte son entourage et les ressources mobilisables autour de lui

Soutenir les professionnels pour mieux accompagner les enfants

Parce que les situations rencontrées sont exigeantes, préserver les ressources des professionnels est une condition essentielle de la qualité de l’accompagnement.

Découvrez dès maintenant ces 8 premiers programmes et les modalités d’inscription sur notre site

Une offre qui s’inscrit dans une dynamique engagée en 2026 :

Cette nouvelle offre prolonge les actions menées par l’EPE Lorraine tout au long de l’année autour de la protection de l’enfance.

Après notre conférence consacrée au recueil de la parole de l’enfant, puis la journée organisée autour de la MEJ, ce lancement constitue une nouvelle étape de notre engagement auprès des professionnel·le∙s.

Une offre qui s’appuie sur des expertises complémentaires :

Les 8 formations présentées aujourd’hui constituent le socle de cette nouvelle offre dédiée à la protection de l’enfance.

Elles peuvent être complétées par plusieurs formations déjà proposées par l’EPE Lorraine, qui apportent un éclairage précieux sur des enjeux étroitement liés aux pratiques en protection de l’enfance :

Ces formations permettent aux professionnel·le·s d’approfondir certaines dimensions essentielles de leur pratique et de construire un parcours de formation adapté à leurs besoins.

Parce que les réalités de la protection de l’enfance évoluent, cette offre a également vocation à s’enrichir progressivement de nouvelles thématiques, toujours en lien avec les besoins exprimés par les professionnels et les évolutions des pratiques.

Une offre qui s’adapte à vos besoins :

Cette nouvelle offre marque une étape importante dans le développement de l’offre de formation de l’EPE Lorraine, mais elle a vocation à évoluer.

Au fil des besoins exprimés par les professionnel·le·s et des évolutions des pratiques en protection de l’enfance, de nouvelles thématiques viendront progressivement l’enrichir afin d’apporter des réponses toujours plus adaptées aux réalités du terrain.

Elle s’inscrit également dans un catalogue de formation plus large, destiné aux professionnel·le·s des secteurs social, médico-social, éducatif et de la petite enfance. Au-delà des formations spécifiquement consacrées à la protection de l’enfance, notre catalogue propose de nombreuses thématiques permettant de développer ou d’approfondir des compétences en lien avec les pratiques professionnelles : systémie, compétences psychosociales, développement de l’enfant, communication, management… autant de ressources mobilisables en fonction des missions, des projets et des besoins de chacun.

Découvrez l’ensemble de notre catalogue de formation et trouvez les formations adaptées à vos besoins.

Parce que chaque structure est unique, l’EPE Lorraine conçoit également des formations sur mesure (INTRA), élaborées à partir de vos besoins et de vos objectifs. Ces interventions peuvent être complétées par des groupes d’Analyse des Pratiques Professionnelles, de supervision, de co-développement ou d’autres modalités d’accompagnement des équipes, afin de construire une réponse globale et adaptée à votre contexte.

Vous souhaitez construire un parcours de formation ou un accompagnement adapté à votre établissement ? Contactez notre équipe : nous construirons avec vous une réponse personnalisée.

Dans le cadre de la publication du dernier rapport d’activité de la Maison des parents de Metz, Sarah Hatuna, psychologue et responsable du pôle de soutien à la parentalité et à la famille au sein de l’EPE Lorraine, a partagé sa réflexion sur l’importance et la nécessité de la rencontre ainsi que de l’échange entre parents.

Accompagner les parents au plus près de leurs réalités

Dans notre société actuelle, nous faisons le constat de discours et de théories de plus en plus normatifs autour de la parentalité. Souvent issus de modèles occidentaux, psychologisants ou scientifiques, ces approches sont parfois présentées comme des vérités universelles. Elles sont relayées par des programmes, des ouvrages, les médias et, plus encore aujourd’hui, par les réseaux sociaux.

Ces idéaux de la « bonne parentalité » viennent pourtant se confronter aux réalités économiques, sociales et psychologiques vécues par les familles dans toute leur complexité et leur singularité. Entre les recommandations théoriques et les possibilités concrètes d’application, l’écart peut être important.

Ce décalage n’est pas sans conséquence. Il peut générer chez les parents de la culpabilité, de la frustration, un sentiment d’échec ou encore l’impression de ne jamais être « à la hauteur ». Dans ce contexte, il apparaît essentiel de changer de regard sur l’accompagnement à la parentalité.

Sarah Hatuna

Psychologue et responsable du pôle de soutien à la parentalité et à la famille à l’EPE Lorraine

Cela suppose de passer d’un modèle prescriptif à une approche davantage située et contextualisée. Autrement dit, considérer les parents non comme des « élèves de la parentalité », mais comme de véritables partenaires. Cela implique également d’adapter les discours professionnels aux réalités des familles, de valoriser les petits pas, de proposer des outils simples et accessibles, et d’adopter une posture réflexive dans les pratiques d’accompagnement.

Il s’agit aussi de sortir d’une logique de perfection pour reconnaître l’importance d’une parentalité « suffisamment bonne », attentive aux besoins des enfants tout en tenant compte des ressources, des contraintes et des parcours de chacun.

En matière de soutien à la parentalité, nous rappelons que l’expérience de la rencontre reste essentielle. La rencontre permet en effet de transformer nos représentations de nous-mêmes et des autres. Elle soutient la créativité, favorise l’émergence des singularités et participe pleinement à notre humanisation.

Au sein de la Maison des parents de Metz, les savoirs expérientiels occupent une place centrale. Ils se construisent dans une dynamique horizontale, fondée sur la reconnaissance mutuelle entre parents. Souvent peu formalisés, ces savoirs n’en sont pas moins précieux : ils sont incarnés, contextualisés et directement issus de l’expérience vécue.

C’est dans cette perspective que s’inscrit la paire-aidance. Cette démarche d’entraide et de soutien repose sur le partage d’une expérience commune, ici celle de la parentalité. Un parent peut ainsi mobiliser son vécu, ses épreuves et ses apprentissages pour écouter, soutenir et accompagner d’autres parents confrontés à des situations similaires.

Les savoirs qui circulent entre parents dans nos espaces d’intervention sont pluriels, situés et complémentaires des approches institutionnelles ou professionnelles. Leur reconnaissance invite à développer des pratiques fondées sur l’horizontalité, la co-construction et la prise en compte des diversités parentales.

Reconnaître ces expériences, c’est aussi reconnaître la capacité des parents à être acteurs de leurs propres ressources et du soutien qu’ils peuvent apporter aux autres.

Et si les projets menés ailleurs pouvaient nourrir vos propres réflexions ?

C’est l’objectif de cette rubrique : vous partager des expériences concrètes vécues par les établissements et équipes que nous accompagnons.

Prendre soin de la santé mentale pour mieux accompagner : quand des établissements choisissent la formation Premiers Secours en Santé Mentale pour toute leur équipe

Parce que les situations de souffrance psychique font désormais partie du quotidien de nombreu·x·ses professionnel·le·s, plusieurs établissements et services ont fait le choix de former leurs équipes aux Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM).

L’objectif n’est pas de transformer les professionnel·le·s en soignant·e·s ou en spécialistes de la santé mentale.

Comme pour les premiers secours physiques, il s’agit avant tout de permettre à chacun de mieux repérer les signes d’alerte, d’adopter une posture adaptée et de savoir comment réagir face à une personne en difficulté, dans l’attente d’un relais ou d’un accompagnement spécialisé.

Pourquoi cette démarche ?

La santé mentale occupe aujourd’hui une place croissante dans les réalités professionnelles du secteur social, médico-social, éducatif ou encore de la petite enfance.

Les équipes sont de plus en plus confrontées à des situations de souffrance psychique, à des parcours de vie complexes, à des ruptures, à des situations de crise ou encore à l’intensité émotionnelle des accompagnements.

Cet enjeu concerne à la fois les personnes accompagnées et les professionnel·le·s qui interviennent à leurs côtés. En France, les troubles psychiques représentent un enjeu majeur de santé publique : selon les données de Santé publique France, 6,3 % des adultes présentent un trouble anxieux généralisé sur une année, tandis que les troubles dépressifs concernent 15,6 % des adultes. Les troubles anxieux figurent ainsi parmi les problématiques de santé mentale les plus fréquentes.

Du côté des professionnel·le·s, le baromètre Santé mentale et QVCT 2026 Qualisocial-Ipsos, avec un focus spécifique sur le secteur médico-social, met en évidence une fragilité importante :

Dans ce contexte, de nombreuses structures s’interrogent : comment permettre aux équipes d’être plus à l’aise face à ces situations du quotidien ? Comment éviter que certain·e·s professionnel·le·s se sentent seuls ou démunis face à une personne en détresse ?

Les PSSM : des repères concrets pour le quotidien professionnel

La formation Premiers Secours en Santé Mentale apporte des outils directement mobilisables dans les pratiques professionnelles quotidiennes.

Elles permettent notamment de :

Ces repères peuvent être utiles dans de nombreuses situations : lors d’un accompagnement social, dans la relation avec une famille, face à un usager en difficulté… mais aussi au sein même des équipes, lorsqu’un collègue traverse une période de fragilité.

Former toute une équipe : une dynamique collective

Plusieurs établissements ont fait le choix de proposer cette formation à l’échelle d’un service ou d’une équipe entière.

Cette démarche permet de construire une culture commune autour de la santé mentale et d’éviter que seuls quelques professionnel·le·s portent ces questions.

Quand toute une équipe est formée :

Au-delà des compétences individuelles, cette approche collective renforce la cohérence des pratiques et sécurise les accompagnements.

Une question qui dépasse la formation

Au fil des accompagnements, une idée revient souvent : parler de santé mentale ne relève pas uniquement du soin.

C’est aussi une question de prévention, de lien social, d’inclusion et de qualité de l’accompagnement.

Former les équipes, c’est leur permettre de se sentir plus à l’aise face à des situations parfois déstabilisantes, mais aussi ouvrir des espaces de réflexion sur les besoins des publics accompagnés.

Un rendez-vous à venir : les Semaines d’information sur la santé mentale

Chaque année, les Semaines d’information sur la santé mentale (SISM) constituent un temps fort national pour sensibiliser, informer et ouvrir le dialogue autour de ces questions.

Cette année, elles se dérouleront du 5 au 18 octobre.

Pour les établissements et services, cette période peut être l’occasion de :

Les formations PSSM peuvent ainsi constituer une étape parmi d’autres dans une dynamique plus globale de promotion de la santé mentale.

Et dans votre structure ?

Certaines équipes choisissent d’ouvrir le sujet à travers des temps de sensibilisation. D’autres engagent une formation collective pour construire des repères communs et renforcer leurs capacités d’action au quotidien.

Et vous, où en est votre réflexion ?

Cette formation est proposée en intra et s’adapte à votre contexte, à vos besoins et à votre territoire.

Vous souhaitez échanger autour de vos besoins, réfléchir à une formation adaptée à votre équipe ou simplement poser vos questions ?

Nous sommes à votre écoute pour en discuter :

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Et si les projets menés ailleurs pouvaient nourrir vos propres réflexions ?

C’est l’objectif de cette rubrique : vous partager des expériences concrètes vécues par les établissements et équipes que nous accompagnons.

Protéger les tout-petits : quand les équipes des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) en Moselle se mobilisent face aux violences sexuelles

Dans plusieurs EAJE, une même préoccupation a émergé ces derniers mois : comment mieux protéger les tout-petits face aux violences sexuelles ?

Soutenues par les recommandations de la PMI, dans un contexte marqué par l’évolution du cadre législatif (loi NORMA) et les travaux de la CIIVISE, ces équipes ont ressenti le besoin de renforcer leurs repères. Face à des situations parfois floues, à des doutes difficiles à partager ou à des signaux difficiles à interpréter, une question revenait : comment agir de manière juste, sans rester seul ?

Pourquoi cette formation ?

Les professionnel·le·s de la petite enfance sont en première ligne auprès d’un public particulièrement vulnérable. Pourtant, aborder la question des violences sexuelles chez les tout-petits reste complexe.

Comment distinguer un comportement lié au développement de l’enfant d’un signal préoccupant ?

Comment parler d’intimité et de consentement avec de jeunes enfants ?

Comment réagir face à un doute, sans surinterpréter… mais sans passer à côté ?

Autant de questions qui traversent les équipes, souvent sans espaces suffisants pour les travailler collectivement.

Une formation pour comprendre, repérer et agir

Pour répondre à ces besoins, nous avons construit une formation sur mesure, d’une journée, pour les professionnel·le·s de la petite enfance.

L’objectif : apporter des repères à la fois cliniques et pratiques, pour mieux comprendre les situations rencontrées et sécuriser les prises de décision.

Cette formation s’appuie sur les réalités du terrain et favorise les échanges entre professionnels, afin de renforcer une vigilance partagée et une action coordonnée autour de l’enfant.

Ce que les équipes ont travaillé

Au fil de la journée, les professionnel·le·s ont pu :

Ce que cela change pour les équipes

À l’issue de la formation, les professionnel·le·s repartent avec des repères concrets et partagés.

Autant d’éléments qui contribuent à sécuriser les pratiques… et à mieux protéger les enfants.

Et dans votre structure ?

Ces questionnements résonnent-ils dans votre équipe ?

Vous souhaitez renforcer vos repères pour mieux comprendre, repérer et agir face aux violences sexuelles chez les tout-petits ?

Cette formation est proposée en intra et s’adapte à votre contexte, à vos besoins et à votre territoire.

Vous souhaitez échanger autour de vos besoins, réfléchir à une formation adaptée à votre équipe ou simplement poser vos questions ?

Nous sommes à votre écoute pour en discuter :

contact@epe-lorraine.fr

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Envie de rejoindre une équipe engagée et de contribuer à un projet d’utilité sociale ?

L’École des Parents et des Éducateurs (EPE) de Lorraine accompagne les parents, les jeunes et les familles face aux évolutions de la vie familiale, en soutenant les ressources individuelles et les dynamiques relationnelles.

Dans le cadre du développement de ses activités, l’EPE recrute un·e psychologue pour renforcer l’équipe pluridisciplinaire de ses services de soutien à la parentalité et de prévention auprès des jeunes.

Vous intervenez dans le cadre des dispositifs portés par l’association (Maison des parents, Point Accueil Ecoute Jeunes, EVARS, etc.) ;

Vous êtes notamment amené·e à :

Vous participez également à la dynamique du pôle, à la promotion des actions et, plus largement, au développement des projets de l’association.

Rejoindre l’EPE Lorraine, c’est intégrer une association reconnue d’utilité sociale, engagée depuis de nombreuses années dans l’accompagnement des familles, des jeunes et des professionnels.

Acteur de référence sur le territoire lorrain, l’EPE déploie ses actions au croisement des enjeux éducatifs et psycho-sociaux, avec une approche globale centrée sur les ressources des personnes et la qualité du lien.

Au quotidien, les équipes interviennent dans des contextes variés (entretiens cliniques, actions collectives, projets partenariaux), au sein d’un environnement riche, structuré et en constante évolution.

Travailler à l’EPE, c’est :

L’association porte des valeurs d’humanisme, de solidarité et de citoyenneté, qui structurent l’ensemble de ses actions et de ses pratiques.

Merci d’adresser votre CV et lettre de motivation à Jérémy GALL – Directeur de l’EPE de Lorraine
direction@epe-lorraine.fr

Les candidatures sont examinées au fil de l’eau. Les entretiens seront organisés progressivement jusqu’à pourvoi du poste.